Voici ce qu'il faut savoir sur les sénatoriales et pourquoi c'est important

Gérard Larcher, l'actuel président du Sénat. Facebook/Sénat

Les élections sénatoriales ont lieu ce dimanche 24 septembre 2014. 

Elles ont pour but de renouveler la moitié du Sénat, autrement dit 171 sièges sur 348. Au total, 44 circonscriptions — et six sièges représentant les Français de l'étranger — sont concernés par ce scrutin.

C'est la première fois que le ministère de l'Intérieur enregistre autant de candidatures: ils sont 1996 à prétendre à un mandat sénatorial de six ans.

La droite républicaine, qui détient actuellement une majorité au Sénat avec un total de 142 sièges sur 348, devrait rester la première force politique de la chambre haute à l'issue de ce scrutin.

Contrairement aux élections législatives, il s'agit d'un scrutin au suffrage universel indirect où 76.359 grands électeurs (parlementaires, conseillers régionaux et départementaux, conseillers municipaux) sont appelés à aller voter. 

Ce n'est pas parce que vous n'allez pas aux urnes que ces élections sont sans intérêt. Voici pourquoi il faut tout de même s'y intéresser. 

LREM deviendra-t-elle la deuxième force politique du Sénat? 

Ces élections sénatoriales représentent le dernier grand scrutin pour le nouvel exécutif jusqu'aux élections européennes de mai 2019.

Après le raz-de-marée lors des législatives du printemps dernier, La République en marche (LREM) a affiché l'ambitieux objectif de devenir la deuxième force politique du Sénat (elle est actuellement la 4e), après la droite républicaine.

Le député Stanislas Guérini, porte-parole de LREM, a ainsi déclaré: 

"Élargir fortement notre groupe existant au Sénat serait déjà une bonne performance dans une élection dont le corps électoral est largement constitué par le 'monde d'avant' pour reprendre une expression présidentielle."

LREM a actuellement un groupe d'une trentaine de sénateurs, dont 20 remettent leur siège en jeu. Il est présidé par l'ancien socialiste François Patriat. 

Selon les prévisions de responsables de LREM, le groupe pourrait compter au mieux 50 élus. "Le système de vote n'est pas à notre avantage mais on peut espérer que dans le secret de l'isoloir, des élus choisissent le camp du renouvellement", a confié à Reuters une députée LREM.

Une majorité des trois cinquièmes du Parlement?

L'enjeu principal est de savoir si le parti du président Emmanuel Macron va obtenir une majorité des trois cinquièmes du Parlement (Assemblée nationale et Sénat réunis). 

Une majorité des trois cinquièmes, ce qui suppose 180 sénateurs favorables au parti au pouvoir, permettrait à Emmanuel Macron de mener sa grande réforme institutionnelle visant à réduire notamment d'un tiers le nombre de parlementaires, sans avoir recours au référendum. 

"Avoir une majorité des deux tiers n'est pas un but en soi", a toutefois tempère Arnaud Leroy, membre de la direction collégiale de LREM. "On peut l'obtenir par d'autres moyens, par la conviction, avec le MoDem et les Constructifs", a-t-il ajouté.

Le PS, débâcle à éviter?

Le siège du PS à Solférino. REUTERS/Charles Platiau

Après la débâcle des législatives de juin dernier, le PS, qui détient actuellement 86 sièges au Sénat et dont 46 sont remis en jeu, espère en garder le plus possible.

La déroute électorale de l'ancien parti au pouvoir lui coûte très cher. Pour renflouer les comptes, le PS a d'ailleurs décidé de mettre en vente son siège à Solférino, rapporte Capital.

Y aura-t-il un groupe communiste au Sénat? 

Seize des 18 sièges occupés par des sénateurs communistes sont remis en jeu ce dimanche 24 septembre 2017. Le parti communiste espère conserver un groupe au Sénat, c'est-à-dire plus de 10 élus, à l'issue du scrutin. 

Cette élection "risque d'être plus favorable à la droite qu'aux forces de gauche mais nous sommes confiants dans le fait que nous allons garder un groupe au Sénat", a déclaré ce week-end Pierre Laurent, secrétaire national du PCF et candidat à sa réélection à Paris.

La France insoumise, qui n'a pas d'élu au Sénat, ne présente aucun candidat ce dimanche.

Un sénateur frontiste? 

Le parti de Marine Le Pen a depuis les élections de 2014 ses deux premiers élus au Sénat. 

Toutefois, David Rachline est censé être remplacé pour rester maire de Fréjus, puisqu'à partir du 2 octobre prochain, l'interdiction du cumul des mandats s'appliquera à l'ensemble des sénateurs, élus, réélus ou en cours de mandat.

Le FN espère obtenir un ou deux sièges, même si cela restera insuffisant pour constituer un groupe au Sénat, qui nécessite au moins dix élus.

Sur les 163 candidats du FN aux sénatoriales, 108 sont en fait des candidats défaits des législatives. Seuls 55 sont des nouveaux venus, a relevé Le Monde.

Le mode de scrutin? 

Il est différent selon les circonscriptions.

Dans les circonscriptions qui élisent un ou deux sénateurs, il s'agit d'un scrutin majoritaire à deux tours. Au total, 18 circonscriptions et 34 sièges sont concernés.

Pour être élu dès le premier tour, un candidat doit obtenir la majorité absolue des suffrages exprimés et un nombre de voix égal au quart des électeurs inscrits. Sinon, un second tour a lieu et l'élection se fait à la majorité relative.

Dans les circonscriptions qui élisent trois sénateurs ou plus, l'élection se fait au scrutin de liste à la représentation proportionnelle. 26 circonscriptions et 130 sièges — ainsi que 6 sièges représentant les Français de l'étranger — entrent dans ce cas de figure.

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  1. Carpentier

    Pourquoi renouveler le sénat ???
    Cela ne sert à rien et cela coûte cher....au lieu de taper sur retraité. Quand y aurait-il une où un personnage politique qui prendra cette décision.

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