Download_on_the_App_Store_Badge_FR_RGB_blk_100517

Voici comment choisir le bon produit d'épargne pour investir en Bourse

  • Recevoir tous les articles sur ce sujet.

    Vous suivez désormais les articles en lien avec ce sujet.

    Ce thème a bien été retiré de votre compte

Voici comment choisir le bon produit d'épargne pour investir en Bourse
© Tumisu/Pixabay

Pour se lancer en Bourse, il est conseillé de disposer au minimum de quelques rudiments sur le fonctionnement des marchés et le financement des entreprises. Mais il est également nécessaire de choisir au préalable par quel moyen on va acquérir des actions de sociétés cotées, via quel produit d'épargne. Tout dépend de votre profil et de ce que vous recherchez. Si vous êtes suffisamment connaisseur des mécanismes boursiers, vous pouvez opter pour un compte-titres ou un plan d'épargne en actions (PEA).

Le compte-titres offre une grande souplesse. Comme l'assurance vie, il permet d'investir autant d'argent que l'on souhaite, car il n'est pas plafonné, contrairement au PEA qui limite les dépôts à 150 000 euros. Et les opérations d'achats et de ventes de titres peuvent être réalisées instantanément, comme pour le PEA, sans attendre plusieurs jours comme dans le cadre d'une assurance vie.

À lire aussi — Voici quelle part de son épargne investir dans des actions en Bourse

Le compte-titres et le PEA permettent donc de gérer par vous-même vos investissements sur les marchés financiers et de passer facilement des ordres en Bourse (achat, vente).

Ces deux placements fonctionnent avec deux poches. En parallèle du portefeuille d'actions, vous devez posséder un compte-espèces, débité du montant de vos achats et des frais prélevés, et crédité du montant des ventes et des revenus de vos titres — dividendes liés aux actions détenues, intérêts procurés par les obligations (titres de dette d'une entreprise ou d'un Etat).

Le PEA limité aux actions européennes

Le compte-titres a l'avantage de pouvoir accueillir tous types de titres financiers : actions, obligations, part de fonds commun de placement (FCP), ETF (fonds indiciels)... Le tout sans limite géographique. Le compte-titres, mais aussi les contrats d'assurance vie, permettent donc de mieux diversifier son placement sur le plan géographique, en acquérant par exemple des actions de sociétés américaines et de pays émergents.

Le PEA offre de son côté un cadre plus limité, dans la mesure où il ne donne pas accès aux obligations notamment, et permet d'investir son argent uniquement dans des actions d'entreprise européennes ou des parts de placements collectifs (fonds et Sicav, ETF...) investis à au moins 75% en actions et titres de sociétés ayant leur siège dans l'Union européenne.

Mieux vaut déléguer la gestion si vous n'avez pas de temps à y consacrer

Si le fonctionnement de la Bourse vous semble trop obscur, ou que vous n'avez pas le temps de vous occupez de votre placement, mieux vaut dans ce cas en déléguer la gestion. Un professionnel, expert en finance, s'occupera à votre place de la répartition des actifs au sein de votre contrat d'assurance vie, de votre PEA ou de votre compte-titres. Le tout, en fonction de votre profil de risque préalablement déterminé (prudent, équilibré, dynamique).

Toutefois, déléguer la gestion de son contrat a un coût. Les frais de gestion peuvent amputer fortement la performance de votre placement. C'est pourquoi il est recommandé de comparer les différentes offres sur le marché avant de se lancer.

Attention à bien étudier les frais prélevés

Dans le cadre des assurances vie, il peut également y avoir des frais lorsque vous décidez de pratiquer vous-même des arbitrages, quand vous modifiez la répartition de votre épargne entre les actions, les obligations et les autres supports au sein de votre contrat. D'autres frais (d'entrée) peuvent aussi être prélevés à chaque dépôt sur votre placement.

"Avec les banques et les plateformes en ligne, il n'y a souvent plus de frais d'entrées, quand les acteurs traditionnels prélèvent généralement plus de frais", souligne Thomas Perret, fondateur de la fintech Mon Petit Placement.

La détention d'un PEA ou d'un compte-titres engendre aussi des frais, notamment une commission de tenue de compte prélevée annuellement, ainsi que des frais de courtage sur les ordres passés. Ils peuvent être "très variables d'un intermédiaire à l'autre", prévient l'Autorité des marchés financiers (AMF).

Le compte-titre reste le moins attractif sur le plan fiscal

Enfin, choisir un produit d'épargne revient aussi à opter pour une enveloppe fiscale plutôt qu'une autre. À ce titre, le PEA est particulièrement attractif puisqu'il permet de bénéficier d'une exonération d'impôt pour tout retrait passé cinq ans de détention de votre placement. En revanche, les gains retirés restent soumis aux prélèvements sociaux (CSG, CRDS, prélèvement de solidarité), soit un taux de 17,20%.

Pour bien bénéficier de cet avantage fiscal, il est impératif de n'effectuer aucun retrait avant cinq ans. Pour tout retrait réalisé avant ce délai, les dividendes et plus-values sont cette fois-ci taxés à hauteur de 12,8% en plus des prélèvements sociaux, soit un taux global de 30%.

À lire aussi — 6 conseils pour vendre ses actions en Bourse au bon moment

Les gains (dividendes, plus-values, intérêts d'obligations) obtenus sur un compte-titres sont aussi soumis à ce prélèvement forfaitaire unique de 30%.

Quant à l'assurance vie, elle permet de bénéficier d'un abattement fiscal annuel de 4 600 euros pour un célibataire, ou de 9 200 euros pour un couple soumis à une imposition commune, pour tout retrait réalisé après huit ans de contrat. Autrement dit, si vous récupérez 4 600 euros par an passé huit ans, vous ne paierez aucun impôt sur cette somme.

Au-delà de ce montant, les gains sont soumis à l'impôt sur le revenu ou au taux de 7,5% (et 12,8% pour les encours de plus de 150 000 euros). Dans tous les cas, les prélèvements sociaux (17,2%) s'appliqueront en plus.

Voici en résumé les 6 points à retenir pour choisir le "bon" produit d'épargne pour investir en Bourse :

  • Pour les investisseurs aguerris, le compte-titres et le PEA présentent plus de souplesse pour gérer soi-même son placement.
  • Le compte-titres et l'assurance vie permettent de mieux diversifier son investissement (grand nombre de titres éligibles, absence de limite géographique), quand le PEA reste cantonné aux actions européennes.
  • Le PEA est plafonné à 150 000 euros quand l'assurance vie et le compte-titres n'ont pas de limite.
  • Vous pouvez déléguer la gestion de votre placement (assurance vie, PEA ou compte-titres), si vous êtes néophyte en Bourse ou n'avez pas le temps de vous en occuper.
  • Prêtez attention aux frais prélevés pour chacun de vos placements.
  • Privilégiez le PEA ou l'assurance vie sur le plan fiscal, qui bénéficient d'avantages contrairement au compte-titres.

Que vous optiez pour un compte-titres, un PEA ou des unités de compte au sein d'une assurance vie, placer votre argent en Bourse reste un investissement risqué, sans aucune garantie sur le capital ni le rendement. Vous devez donc avoir à l'esprit que vous pouvez potentiellement tout perdre, même si sur le long terme les marchés financiers sont réputés très rémunérateurs.

À lire aussi — Comment investir en Bourse pendant cette période de crise

Découvrir plus d'articles sur :