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Voici comment le fonds souverain norvégien a fait pour se remettre de sa perte de 50 Mds€ l'an dernier


Les banques ne sont pas les seules à avoir souffert de la dégringolade des marchés financiers à partir du mois d'octobre l'an passé. Le fonds souverain norvégien, le plus important au monde, a subi une perte de 485 millions de couronnes. Ce qui représente la coquette somme de 50 milliards d'euros. Du jamais vu depuis 2008 et le krach lié à la crise financière. Le fonds détenu par l'Etat norvégien, qui pèse aujourd'hui plus de 8500 milliards de couronnes, soit 874 milliards d'euros, avait alors accusé une perte de 633 milliards de couronnes (65 milliards d'euros).

Si Øystein Olsen, le gouverneur de la banque centrale du pays, reconnaît que le rendement a été "mauvais" l'an passé, il n'a pas manqué de souligner dans un communiqué qu'il était "bon" sur le long terme, de 5,5% en moyenne par an depuis 1998. L'année dernière, le rendement a été négatif de 6,1%, la deuxième plus mauvaise performance de l'histoire du fonds après 2008. Cette année-là, il avait chuté de 23,3%, comme le montre le graphique ci-dessous.

Norges Bank Investment Management

Le fonds souverain a notamment payé sa forte exposition aux actions. Au 31 décembre 2018, les deux tiers de son portefeuille (66,3%) étaient effectivement investis dans ce type d'actif financier — dont le rendement a plongé de 9,5% l'an passé — contre 30,7% placés dans des obligations et 3% dans l'immobilier non coté.

Parmi les entreprises dont le fonds détient le plus d'actions, figurent notamment des géants de la tech, comme Microsoft, Apple et Alphabet, la maison-mère de Google, mais aussi des groupes issus du secteur de la finance tels que les banques HSBC et JPMorgan, ou encore des sociétés pétrolières à l'image de Total.

Le pari gagnant des achats massifs d'actions fin 2018

Norges Bank Investment Management

Mais ce qui a fait la faiblesse du fonds souverain norvégien — la forte exposition aux actions — fait sa force en ce début d'année, avec la remontée des cours sur les marchés financiers. Les gestionnaires du fonds ont profité de la chute des Bourses fin 2018 pour acheter massivement des actions bon marché, notamment en novembre et décembre, pour un montant total de 185 milliards de couronnes, soit plus de 19 milliards d'euros. Un pari gagnant pour le moment, puisque le fonds a déjà effacé ses pertes de l'année 2018.

Le cours de la société Apple, dont il détient des actions pour un montant de près de 63 milliards de couronnes (6,5 milliards d'euros), illustre bien cette évolution. Après avoir dégringolé à la fin de l'année dernière, l'action de la société grimpe depuis début 2019, et a effacé ses pertes du mois de décembre.

Investing
Business Insider
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