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Vous pouvez devenir propriétaire d'une oeuvre numérique via un NFT sans vous ruiner

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Vous pouvez devenir propriétaire d'une oeuvre numérique via un NFT sans vous ruiner
La plateforme OpenSea permet de vendre et d'acheter des NFTs. © Jens Kalaene via Getty Images
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Les NFTs ont connu un franc succès depuis le début de l'année. Jusqu'à atteindre des sommets au mois de mai, avec un pic de ventes supérieur à 170 millions de dollars la semaine du 3 au 9 mai, selon le site nonfungible.com qui fait référence dans le secteur. L'engouement — si ce n'est la bulle — autour de ces jetons non-fongibles (non-fungible tokens, en anglais) n'est cependant pas tout à fait retombé. Leur force ? Ils reposent sur la technologie de la blockchain qui permet de certifier la propriété d'un contenu numérique et son authenticité.

"Le NFT confère un côté unique, matérialisé juste par un hash, une entité numérique présente et inviolable sur la blockchain", explique Mathilde Le Roy, fondatrice de la galerie d'art en ligne KAZoART, organisatrice d'une vente aux enchères de NFTs en avril. Un hash est le résultat d'une suite d'opérations mathématiques et cryptographiques qui permet de laisser une empreinte (ou une signature) dans la blockchain.

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Avec un NFT, la propriété d'une oeuvre d'art numérique est donc inviolable. Cela n'empêche pas d'effectuer un clic droit avec sa souris d'ordinateur pour réaliser un copier-coller et disposer de l'image de l'oeuvre sur son bureau. "Mais vous n'aurez pas le hash unique dans la blockchain", précise Mathilde Le Roy. Avant les NFTs, vous pouviez seulement posséder un fichier numérique duplicable, sans preuve d'unicité.

Des oeuvres vendues plusieurs millions d'euros

Les prix de ces jetons uniques se sont récemment envolés, l'oeuvre numérique "Everydays: The First 5 000 days" atteignant jusqu'à 69 millions de dollars (58 millions d'euros environ), lors d'une vente aux enchères le 11 mars. De quoi faire subitement entrer son auteur Beeple dans le top 3 des artistes vivants les plus chers au monde.

Les oeuvres d'art numérique vendues sous la forme de NFTs ne sont toutefois pas toutes hors de prix. Il existe différentes plateformes où les trouver. OpenSea est l'une des plus connues. N'importe qui peut potentiellement créer un NFT pour le proposer à la vente. Mais certains sites, comme foundation.app, peuvent filtrer les artistes en amont, indique Mathilde Le Roy.

Un Salvatore Mundi, originellement du peintre Leonard de Vinci, est par exemple proposé avec le visage du milliardaire Elon Musk à la place de celui du Christ, un chien de la race Shiba Inu, icône de la cryptomonnaie dogecoin, dans la main, en lieu et place du globe de cristal présent dans la célèbre peinture de l'artiste italien. Cette oeuvre de "DaVinciTribute" est disponible sur la plateforme Rarible à 0,3 ether, la cryptomonnaie utilisée sur la blockchain Ethereum, sur laquelle sont proposés la majorité des NFTs. Soit un montant légèrement inférieur à 600 euros, au cours de l'ether lundi 21 juin à 18h10.

Culture geek et esthétique négligé

"La culture geek est très présente dans les NFTs", souligne Mathilde Roy. Avec parfois le côté un peu noir et fantastique du genre "Heroic fantasy". Des oeuvres numériques sont parfois aussi animées et s'apparentent à des Gifs. Un visage du physicien allemand Max Planck, considéré comme l'un des fondateurs de la mécanique quantique, est ainsi vendu 0,07 ether (138 euros environ), dans la rubrique "art" d'OpenSea.

Reste à déterminer ce qu'on appelle par "art". "L'aspect esthétique n'est pas présent dans les NFTs", estime Mathilde Le Roy, tout en reconnaissant que l'art contemporain a déjà "bousculé" les règles de l'esthétique. Mais avec les NFTs, un nouveau palier semble franchi. À l'image des CryptoPunks, de petits visages pixélisés disponibles en série limitée, qui se vendent à prix d'or, jusqu'à plusieurs millions d'euros.

La spéculation s'essouffle

La spéculation est très forte dans cette nouvelle classe d'actifs que représentent les NFTs. "À un moment, le simple fait de créer un NFT attisait les convoitises, en espérant qu'il allait prendre de la valeur. La fièvre autour de ces actifs s'est un peu calmée, le marché tend à se normaliser", constate la fondatrice de KAZoART.

Tout objet virtuel peut potentiellement devenir un NFT et être intégré à la blockchain. Il n'y a d'ailleurs pas que l'art numérique qui recourt à cette technologie. Des cartes virtuelles de joueurs de football sont par exemple collectionnées sous cette forme. Pour acquérir des NFTs, vous devez disposer d'un portefeuille numérique (wallet, en anglais).

En revanche, vous ne pourrez pas accrocher votre oeuvre au mur du salon, pour l'exposer et en faire profiter vos invités. C'est l'inconvénient du format numérique. Encore que, des entreprises commenceraient à concevoir des écrans plats prévus pour...

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