Une fusée Soyouz a décollé en direction de la Station spatiale internationale (ISS) ce jeudi 22 août 2019, à 5h38, heure française, depuis le cosmodrome russe de Baïkonour (Kazakhstan), avec à son bord un robot humanoïde nommé FEDOR pour "Final Experimental Demonstration Object Research", rapporte l'Agence France Presse. Il s'agit du premier Soyouz normalement destiné au transport d'astronautes à décoller sans humain à bord en 33 ans. Portant le numéro d'identification "Skybot F850", FEDOR devrait arriver à bon port ce samedi et rester à bord de l'ISS jusqu'au 7 septembre prochain. 

Sa mission consistera à aider le cosmonaute russe Alexandre Skvortsov sur certaines tâches. "Il devra réaliser cinq ou six tâches" qui "relèvent du secret", a indiqué Evguéni Doudorov, le responsable de la société qui a conçu FEDOR, sans donner plus de détails. Du haut de son 1,80 mètre et pesant 150 kilos, il devra utiliser un tournevis ou des clés, a complété Alexandre Blochenko, directeur des programmes prometteurs à Roscosmos, l'agence spatiale russe, dans un entretien au journal Rossiïskaïa Gazeta.

Pour suivre les aventures du robot russe, vous pouvez vous abonner à son compte Twitter (@FEDOR37516789) et à son compte Instagram (@skybotf850) où il publie régulièrement des photos et des messages. On peut par exemple le voir en train de suivre les mouvements exécutés par un humain situé juste à côté de lui et porter un casque de réalité virtuelle ou augmentée.

Ce matin, il a publié des images de son départ depuis le cosmodrome de Baïkonour dans sa story Instagram. 

Capture d'écran du compte @skybotf850 sur Instagram.

Capture d'écran du compte @skybotf850 sur Instagram.

Selon un tweet posté par le compte Twitter World of Engineering, FEDOR serait aussi capable de conduire une voiture et de tirer sur des cibles à l'aide d'armes à feu.

FEDOR n'est pas le premier robot humanoïde à aller à bord de l'ISS. En effet, en 2011, la NASA avait envoyé Robonaut 2, développé en coopération avec General Motors. Deux ans plus tard, l'agence spatiale japonaise, la JAXA, avait lancé dans l'espace Kirobo, développé avec Toyota. Plus récemment, CIMON, présenté comme le premier robot doté d'une IA à avoir été envoyé dans l'espace, a fait le voyage jusqu'à l'ISS.

"De telles machines pourraient ainsi effectuer des opérations dangereuses comme des sorties dans l'espace", a expliqué Alexandre Blochenko, à l'agence de presse publique RIA Novosti. Toutefois, le jour où un robot remplacera l'astronaute humain n'est pas prêt d'arriver de sitôt, selon le Français Thomas Pesquet. Interrogé sur le sujet par Business Insider France, il a répondu qu"on en est encore loin dans le spatial, car on a besoin de technologies qui soient très fiables, c'est-à-dire que l'on ne peut pas prendre le risque que ça ne marche pas".

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