Société générale vient de publier son graphique trimestriel détaillant les risques dits "cygnes noirs" — des événements imprévisibles qui ont une faible probabilité de se produire du nom de la théorie de Nassim Nicholas Taleb — qui planent sur les marchés financiers mondiaux.

Dans cette édition, c'est la Chine qui représente le plus gros risque purement économique du G5 (Brésil, Chine, Inde, Mexique et Afrique du Sud). Société générale estime que c'est une économie majeure qui présente les "plus significatifs risques d'excès significatifs dans le logement, des niveaux de dette élevés et un problème naissant de prêts non-performants". Par conséquent ils placent le risque d'un réveil douloureux à 20%. En allant encore plus loin, Société générale ajoute que les réformes structurelles sont "insuffisantes" et "exposent l'économie au risque très significatif d'une décennie perdue, estimé probable à 40%". 

Dans son graphique, Société générale combine aussi le risque politique plus global, liée aux différentes élections européennes, le risque de débordement sur l'Union européenne sous forme d'incertitude politique, et une "incertitude significative" concernant la future politique américaine. Mais, dans l'ensemble, c'est surtout l'Europe qu'il faut surveiller d'un point de vue politique.

Par ailleurs, Société générale note que le rendement obligataire est le "talon d'Achille des marchés mondiaux". Il y  a un risque significatif d'une "revalorisation désordonnée" globale. Un tel scénario aurait des conséquences négatives, pas seulement sur les marchés émergents.

Rappelons que c'est un peu exagéré d'appeler ces prévisions des "cygnes noirs", puisque, par définition, ce seont des événements quasi impossibles à anticiper. Mais lorsqu'ils se produisent, c'est mauvais — et c'est l'idée que Société générale semble vouloir défendre.

Sur une note positive, la prévision mise sur deux risques à impact favorable: d'importants arrangements fiscaux et des réformes accélérées aux Etats-Unis, ainsi que plus de capex.

Société générale

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Version originale: Elena Holodny/Business Insider

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