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Voici les moments à retenir du premier débat chaotique entre Joe Biden et Donald Trump

Voici les moments à retenir du premier débat chaotique entre Joe Biden et Donald Trump
Le président américain Donald Trump et le candidat démocrate Joe Biden débattent à la Case Western Reserve University à Cleveland, dans l'Ohio, le 29 septembre 2020. © Olivier Douliery/Pool via Reuters

Le président Donald Trump et l'ancien vice-président démocrate Joe Biden se sont affrontés lors d'un premier débat chaotique mardi 29 septembre au soir. La nuit a été dominée par des vociférations, interruptions et théories de conspiration récurrentes, la plupart venant de Donald Trump. Dans l'ensemble, comme l'a écrit Business Insider US, le débat s'est transformé en un "spectacle d'horreur politique".

Voici les points forts à retenir de cette foire d'empoigne d'une heure et demie :

Donald Trump s'en est pris à l'intelligence de Joe Bien ainsi qu'à son parcours universitaire

Dans l'une des attaques les plus agressives de la soirée, le président Trump a réprimandé le candidat démocrate au sujet de ses diplômes universitaires — bien que sa propre nièce l'ait elle-même accusé d'avoir triché à son examen d'entrée à l'université de Pennsylvanie — en disant que son adversaire était "le plus mauvais ou presque le plus mauvais de sa classe". Donald Trump a également affirmé à tort que Joe Biden avait déclaré être allé à l'université d'État du Delaware mais qu'il avait "oublié le nom de (son) université".

"Avez-vous utilisé le mot "intelligent" ? Il a dit qu'il était allé dans l'Université du Delaware mais que vous aviez oublié le nom de votre collège. Vous n'êtes pas allé dans cette université. Il fut le dernier ou l'un des derniers de sa classe. N'utilisez jamais le mot "intelligent" avec moi."

Donald Trump a invité le groupe de suprémacistes blancs des Proud Boys à 'se tenir prêts', et ses membres en ont pris note

"Proud Boys, restez en arrière et attendez", a déclaré le président américain à propos du groupe néo-fasciste après que le modérateur Chris Wallace et Joe Biden l'aient pressé de condamner explicitement les groupes et milices suprémacistes blancs.

Chris Wallace : "Êtes-vous prêt, ce soir, à condamner les suprémacistes blancs et les milices et à dire qu'ils doivent se retirer..." Trump : "Proud Boys, reculez et tenez-vous prêts ! Mais je vais vous dire, quelqu'un doit faire quelque chose à propos des antifa et de la gauche."

Les membres des Proud Boys n'ont pas tardé à réagir au propos de Donald Trump, certains l'interprétant comme un appel à la violence.

Le groupe suprémaciste blanc des Proud Boys a repris dans son logo l'injonction du président américain.

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Biden a dit à Trump de se taire

Joe Biden en a eu assez que Donald Trump lui ait coupé la parole à plusieurs reprises au cours des vingt premières minutes du débat.

"Tu veux bien la fermer, mec ?", s'est-il énervé.

Agacé de se faire constamment couper la parole par Donald Trump, l'ancien vice-président n'a pas mâché ses mots : "Tu vas te taire, mec ?" "C'était vraiment un segment productif, n'est-ce pas ?", a ironisé Joe Biden. "Continue de jacasser, mec."

Joe Biden a plus tard traité le président américain de "clown" et a exprimé son incrédulité face aux efforts constants de son adversaire pour l'interrompre.

Donald Trump a étrangement imputé le changement climatique à la 'gestion des forêts'

Lorsqu'on lui a demandé s'il croyait à l'explication scientifique de la responsabilité humaine dans le changement climatique du fait des émissions de gaz à effet de serre, le président Trump a botté en touche en se concentrant principalement sur les feux de forêt. Il a également affirmé que son administration avait planté un milliard d'arbres.

Le locataire de la Maison Blanche s'est focalisé sur la gestion des forêts pour expliquer les gigantesques incendies ayant ravagé la côte Ouest — évitant de révéler le fond de sa pensée.

Le journaliste Fox News, Chris Wallace, a demandé à Donald Trump de cesser ses interruptions de parole

Le débat s'est tellement envenimé — notamment avec la discussion croisée et la coupure de Joe Biden par le président américain — que Chris Wallace a arrêté la procédure pour demander au président de respecter les règles.

"Votre équipe de campagne a convenu que les deux parties obtiendraient des réponses de deux minutes sans interruption... Pourquoi n'observez-vous pas ce que votre campagne a convenu ?" a intimé Chris Wallace après les multiples coupures de parole de Donald Trump. "Il ne tient jamais sa parole", a taclé Joe Biden.

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Donald Trump a appelé ses partisans à 'aller dans les bureaux de vote et à regarder très attentivement, parce que c'est ce qui doit se passer'

"Allez-vous exhorter vos partisans à rester calmes pendant cette période prolongée pour ne pas s'engager dans des troubles civils, et allez-vous vous engager ce soir à ne pas déclarer victoire avant que l'élection n'ait été certifiée par un organisme indépendant ?", a demandé Chris Wallace aux candidats. "J'exhorte mes partisans à se rendre aux urnes et à regarder très attentivement, parce que c'est ce qui doit se passer", a déclaré Donald Trump. "Je les exhorte à le faire. Comme vous le savez aujourd'hui, il y a eu un gros problème : à Philadelphie, ils sont entrés pour regarder... Ils ont été jetés dehors. Ils n'ont pas été autorisés à regarder. Il se passe de mauvaises choses à Philadelphie, de mauvaises choses."

Selon de nombreux fact-checkers et experts électoraux, l'encouragement du président équivaut à une répression des électeurs. Ses affirmations sur Philadelphie étaient également fausses : "Il y avait plusieurs raisons - la corruption n'en faisait pas partie - pour lesquelles le personnel électoral n'a pas permis aux membres du public d'entrer arbitrairement dans leurs bureaux. La campagne Trump n'a pas d'observateurs électoraux autorisés à travailler à Philadelphie pour le moment. Aucun bureau de vote n'est actuellement ouvert dans la ville. Et les responsables des élections suivent les règles de sécurité sanitaires concernant le coronavirus, à l'instar de celles qui limitent le nombre de personnes à l'intérieur".

L'évaluation sans réserve du débat par la présentatrice de CNN

"Je vais juste dire les choses telles qu'elles sont : c'était un débat de merde", a déclaré Dana Bash de CNN. "Et nous sommes sur le câble, nous pouvons le dire. Excusez-nous d'avoir été un peu grossiers."

Version originale : Business Insider US/Lauren Frias, Jake Lahut, Sonam Sheth

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