Voici pourquoi les extraterrestres ne sont pas encore entrés en contact avec nous (s'ils existent)

Un radiotélescope de l'institut SETI (centre de recherche d'intelligence extraterrestre).Ian Waldie/Getty Images

Didier Queloz, physicien de l'Université de Cambridge, est l'un des lauréats du prix Nobel de physique 2019 pour sa découverte de la première exoplanète en orbite autour d'une étoile semblable au Soleil. L'homme, qui se dit "chasseur de planète", a déclaré à l'issue de la cérémonie de remise des prix que son travail l'a amené à devenir "absolument convaincu" que les humains détecteront une vie extraterrestre dans les 100 prochaines années. "Je n'arrive pas à croire que nous sommes la seule entité vivante de l'univers. Il y a beaucoup trop de planètes, beaucoup trop d'étoiles... La chimie qui a mené à la vie doit se produire ailleurs," a estimé le professeur Didier Queloz, lors d'une conférence au Science Media Center de Londres. Sa déclaration est en quelque sorte une réponse à une question que le physicien Enrico Fermi a posée pour la première fois à ses collègues lors d'un déjeuner en 1950 : "Où sont les autres ?"

On peut soutenir, disait Enrico Fermi, qu'au cours des 4,4 milliards d'années qu'il a fallu pour que la vie intelligente évolue sur notre planète, le reste de notre galaxie aurait déjà dû être envahi par des extraterrestres aussi intelligents et à la technologie aussi avancée que nous. Mais depuis des décennies, les scientifiques surveillent les ondes radio à la recherche de signes de vie extraterrestre dans l'univers, et ils n'ont trouvé rien ni personne. Cette énigme est connue sous le nom de paradoxe de Fermi. Les scientifiques ont offert une myriade de réponses potentielles à la question du physicien italo-américain, y compris que les aliens hibernent ou ne se montrent pas délibérément. Certains chercheurs ont également suggéré que les civilisations à la technologie très avancées pourraient s'être autodétruites avant d'avoir eu la possibilité d'entrer en contact avec d'autres formes de vie intelligente dans l'univers. Dans son récent livre "End Times : A Brief Guide to the End of the World", l'auteur scientifique Bryan Walsh expose 13 théories qui tentent d'expliquer pourquoi nous n'avons pas encore été en contact avec des extraterrestres et pourquoi nous ne le ferons peut-être jamais.

Voici comment ces théories tentent de résoudre le paradoxe de Fermi.

Lorsque Enrico Fermi a posé sa fameuse question pour la première fois, l'existence d'autre planète semblable à la nôtre, hors de notre Système solaire, n'avait pas été confirmée.

Représentation artistique de l'exoplanète 51 Pegasi b qui orbite autour d'une étoile à environ 50 années-lumière de la Terre dans la constellation de Pegasus. ESO/M. Kornmesser/Nick Risinger/Wikimedia Commons

Didier Queloz et Michel Mayor, avec qui il a reçu le prix Nobel de physique (aux côtés de James Peebles pour ses "découvertes théoriques en cosmologie physique"), ont détecté la toute première exoplanète (une planète en dehors de notre Système solaire) en 1995. Nommée 51 Pegasi b, la planète de type Jupiter est située à environ 50 années-lumière de la Terre, dans la constellation de Pégase. Au cours des décennies qui ont suivi cette découverte, la technologie qui permet aux astronomes de détecter des planètes semblables à la Terre s'est considérablement améliorée. C'est en partie la raison pour laquelle Didier Queloz est convaincu que nous trouverons des preuves de vie extraterrestre au cours du siècle prochain, si ce n'est plus tôt. En effet, le physicien a suggéré que dans seulement 20 ans, nous pourrions avoir l'équipement nécessaire pour détecter la vie extraterrestre.

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Aujourd'hui, de puissants télescopes modifient notre compréhension du cosmos. Lancé en 2009, Kepler, le télescope de la NASA, avait découvert plus de 2 000 exoplanètes au moment de sa retraite en 2018.

Une illustration du télescope spatial Kepler de la NASA. NASA

La NASA examine le cas de 2 400 autres exoplanètes potentielles. Plus de 50 des exoplanètes trouvées par Kepler ont été jugées potentiellement habitables, ce qui signifie qu'elles se situent dans une zone de leur étoile respective où les conditions pourraient permettre à l'eau liquide de s'accumuler en surface (la "Goldilocks zone", en anglais). À titre d'exemple, la Terre et Mars se trouvent juste dans la bonne zone de notre Soleil. Le mois dernier, des scientifiques ont annoncé qu'ils avaient détecté de la vapeur d'eau sur une exoplanète que Kepler avait trouvée pour la première fois. La planète potentiellement habitable, nommée K2-18b, est une super-Terre qui orbite autour d'une étoile naine rouge à 110 années-lumière.

En 2013, des astronomes ont rapporté que d'après les données de Kepler, il pourrait y avoir jusqu'à 40 milliards de planètes de taille comparable à celle de la Terre qui existent dans ces zones favorables. Même si seulement 0,01 % de ces planètes semblables à la Terre abritent de la vie, cela représenterait tout de même 40 millions de planètes. Un autre télescope en orbite, le satellite TESS (Transiting Exoplanet Survey Satellite), est actuellement entrain de scruter le ciel, à la recherche de mondes extraterrestres.

Mais les chances que nos télescopes soient pointés sur la bonne partie de l'espace au bon moment pour y détecter les signes d'une civilisation extraterrestre sont infimes.

Un télescope au sommet du Mauna Kea, la plus haute montagne d'Hawaï, le 14 juillet 2019. Caleb Jones/Associated Press

Les scientifiques de l'Institut SETI (Search for Extraterrestrial Intelligence) pointent donc les radiotélescopes vers des parties du ciel pour recueillir des données. Les chercheurs analysent ces informations à la recherche de signaux inhabituels qui pourraient indiquer une transmission intentionnelle ou accidentelle d'une civilisation intelligente.

Le système de surveillance du SETI est basé sur l'idée que les extraterrestres essaient de nous envoyer un message et que nous avons juste besoin d'écouter.

Le radiotélescope SETI sert à la recherche d'extraterrestres. Kathleen Franklin/Wikimedia Commons

Mais ces efforts de surveillance n'ont pas été couronnés de succès jusqu'à présent.

L'astrophysicien Frank Drake a créé une équation en 1961, maintenant connue sous le nom d'équation de Drake, qui permet de calculer un nombre estimé de civilisations technologiquement avancées dans la Voie lactée

Jenny Cheng/Business Insider

L'équation est composée de sept variables qui, multipliées ensemble, permettent de calculer la possibilité que l'humanité entende un jour parler d'une civilisation extraterrestre intelligente (une civilisation qui a atteint la capacité de transmettre des signaux radio que nous pouvons détecter sur Terre). Le problème est que nous ne connaissons pas la valeur de nombreuses variables de l'équation de Drake. Les scientifiques ont une bonne maîtrise des trois premières : le taux de formation des étoiles, le nombre de ces étoiles avec des planètes et le nombre de ces planètes dans la zone habitable des étoiles. Mais le reste demeure un mystère, comme par exemple la proportion de planètes où de la vie intelligente a émergée.

La réponse la plus simple au paradoxe de Fermi est peut-être que la Terre détient la seule vie intelligente de l'univers.

Une photo de la Terre depuis l'espace, prise le 7 novembre 2017. Joshua Stevens/NASA Goddard Space Flight Center/Reuters

L'astrophysicien Michael Hart s'est sérieusement penché sur cette question dans un article datant de 1975. Il a soutenu que la vie intelligente a eu amplement le temps de coloniser la Voie lactée au cours des 13,8 milliards d'années qui ont suivi la formation de la galaxie. Comme personne sur Terre n'avait rien entendu, il conclue qu'il ne doit y avoir aucune autre civilisation avancée dans notre galaxie. Plus récemment, une étude de l'Université d'Oxford de 2018 a suggéré qu'il y a environ deux chances sur cinq que nous soyons seuls dans notre galaxie et une chance sur trois que nous soyons seuls dans tout le cosmos. Mais plus les astronomes en apprennent sur les conditions qui rendent une planète propice à la vie, plus il semblerait que notre galaxie soit plus hospitalière à la vie qu'on ne le pensait auparavant.

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Une autre hypothèse voudrait que les extraterrestres souhaitent nous parler mais ne le peuvent pas.

YouTube/Movieclips

SETI suppose que les extraterrestres avec lesquels nous pourrions entrer en contact seraient plus avancés sur le plan technologique que nous ne le sommes, étant donné la durée relativement courte de l'existence humaine. Il est donc possible que les extraterrestres n'utilisent pas les ondes radio comme moyen de communication. Ils pourraient utiliser une technologie que nous ne connaissons pas encore. Pour Bryan Walsh, c'est comme si des  humains modernes essayaient de discuter avec un homme des cavernes sur un téléphone cellulaire. Dans cette analogie, nous sommes les hommes des cavernes. 

Si une autre forme de vie intelligente nous a dépassés technologiquement, il est possible qu'elle considère que la Terre ne vaut pas la peine d'être contactée du tout.

Une illustration de la NASA d'une méga structure extraterrestre. NASA

Bryan Walsh parle de notre absence de contact avec des extraterrestres comme du "Grand Silence". Une des réponses au paradoxe de Fermi, dit-il, pourrait s'appeler "La Grande Indifférence" — peut-être que les extraterrestres se fichent de ce qu'une espèce sous-intelligente aurait à dire.

Ou peut-être que nos messages radio n'ont pas encore atteint qui que ce soit. 

Le système stellaire M13, tel qu'observé par le télescope Schulman de 32 pouces. Adam Block/WIkimedia Commons

Frank Drake a envoyé le premier message radio interstellaire délibéré le 16 novembre 1974 — 168 secondes d'un son à deux tons ont été diffusées vers le système stellaire Messier 13 (ou M13) dans la constellation Hercule. Le message comprenait les numéros atomiques des éléments terrestres de base, les numéros 1 à 10 et un graphique de notre système solaire pour indiquer d'où provenait le message. Mais M13 est à environ 21 000 années-lumière de distance, selon le SETI, de sorte que le message de Frank Drake prendra à peu près le même nombre d'années-lumière pour y arriver. Ensuite, cela prendrait le même laps de temps à n'importe quel signal de retour similaire pour nous revenir.

L'astrophysicien Stephen Hawking a mis en garde contre toute tentative de prise de contact en 2010.

Stephen Hawking est sur scène lors de l'annonce de l'initiative "Breakthrough Starshot" avec l'investisseur Yuri Milner à New York, le 12 avril 2016. REUTERS/Lucas Jackson

Stephen Hawking a expliqué au Times of London : "J'imagine qu'ils (les extraterrestres, ndlr) pourraient exister dans d'énormes vaisseaux, ayant épuisé toutes les ressources de leur planète natale. Ces extraterrestres avancés deviendraient peut-être des nomades, cherchant à conquérir et à coloniser toutes les planètes qu'ils peuvent atteindre."

Les extraterrestres pourraient aussi se cacher délibérément

MARK RALSTON / Staff

Certains chercheurs ont suggéré que les formes de vie intelligente dans la galaxie pourraient avoir les mêmes préoccupations que Stephen Hawking. De fait, elles choisiraient de garder le silence. Dans "End Times", Bryan Walsh avance une hypothèse dans ce sens : peut-être que la Terre est considérée comme un zoo et les humains comme un groupe éloigné d'habitants galactiques indigènes qui sont intentionnellement laissés tranquilles. 

Les extraterrestres pourraient simplement se contenter de nous laisser tranquilles jusqu'à ce que nous devenions trop gourmands et constituions une menace pour l'univers.

Capture du film de 1951 "Le jour où la terre s'arrêta". 20th Century Fox

"Le Jour où la Terre s'arrêta", superproduction hollywoodienne datant de 1951, explore cette théorie. Dans le film, un vaisseau spatial étranger atterrit à Washington pour livrer un message : vivre en paix ou, en tant que danger pour les autres planètes, être détruit.

Ou peut-être que les extraterrestres hibernent simplement, suggère Bryan Walsh.

Columbia Pictures

Les civilisations intelligentes que nous essayons de contacter pourraient être dans un état de dormance (un état d'inactivité biologique qui se traduit par l'arrêt momentané du développement). Celui-ci pourrait durer des milliards d'années.

Une autre hypothèse possible est que nous vivons à la périphérie de l'endroit où se trouve la vie intelligente dans la Voie lactée.

Un plan du film à succès de Christopher Nolan "Interstellar". Paramount Pictures

Bryan Walsh explore l'idée qu'il pourrait être difficile de nous atteindre ici, surtout si, comme nous, d'autres civilisations intelligentes n'ont pas encore trouvé un moyen efficace de voyager entre les différents systèmes stellaires.

Mais cette réponse au paradoxe de Fermi pose un problème : la Voie lactée est âgée. Bryan Walsh soutient qu'avec le temps, une civilisation intelligente aurait déjà dû être capable de nous trouver, même en voyageant lentement.

NASA/JPL-Caltech

Si les extraterrestres voyageaient à une vitesse dix fois inférieure à celle de la lumière, il leur faudrait 10 millions d'années pour traverser toute la Voie lactée. C'est moins de 0,1% de l'âge de la galaxie.

Mais peut-être qu'une civilisation technologiquement avancée ne peut pas tenir assez longtemps pour voyager à travers la galaxie pendant des millions d'années.

Wikimedia Commons

Selon cette réponse potentielle au paradoxe de Fermi, des civilisations intelligentes pourraient exister dans d'autres parties de la Voie Lactée, mais elles s'éteindraient ou se détruiraient avant qu'elles ne nous trouvent ou que nous ne puissions les contacter.

Certains scientifiques ont soutenu que des civilisations aussi intelligentes que la nôtre auraient pu disparaître à cause des mêmes dangers qui menacent actuellement l'humanité sur Terre.

Une illustration du carénage d'astéroïdes vers le nord du Groenland. Musée d'histoire naturelle du Danemark/NASA Goddard Space Flight Center

Comme l'a expliqué le philosophe Nick Bostrom, ce concept suggère que la vie extraterrestre sur une planète semblable à la Terre doit passer par plusieurs "transitions ou étapes évolutives" avant de pouvoir communiquer avec les civilisations des autres systèmes solaires. Mais un obstacle ou une barrière — un "grand filtre", comme on l'appelle dans ce courant de pensée — ferait qu'il serait impossible pour une espèce intelligente de franchir toutes ces étapes sans s'effondrer.

Une étude publiée l'année dernière indique que le changement climatique est le "filtre" le plus probable qui empêche une civilisation d'atteindre d'autres systèmes solaires.

De la fumée s'échappe d'une centrale nucléaire à Shanghaï, le 5 décembre 2009. Reuters/Aly Song

L'étude a mis en avant quatre scénarios qu'une civilisation pourrait suivre à mesure qu'elle se développe. L'un d'eux mène à une existence durable. Mais dans les trois autres, les civilisations surexploitent les ressources et s'effondrent ou meurent à cause de ça. Selon les auteurs de l'étude, l'une des réponses possibles au paradoxe de Fermi est donc que la transformation de l'environnement (qu'elle implique l'utilisation des ressources nécessaires ou le changement irréversible du climat) empêche inévitablement les civilisations de survivre assez longtemps pour voyager vers des étoiles éloignées.

Bryan Walsh suggère que nous ne trouverons peut-être jamais rien d'autre les vestiges — des preuves de civilisations éteintes, en d'autres termes.

NASA/JPL-Caltech

Il appelle ces indices des "nécrosignatures". Les holocaustes nucléaires, les armes biologiques et même les planètes en voie de disparition laissent des signes détectables dans l'espace, écrit-il, et l'humanité devrait être prête à les trouver et à les identifier.

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Le planétologue Alan Stern, quant à lui, pense qu'il est possible que — contrairement aux humains sur Terre — des extraterrestres vivent à l'intérieur de leurs planètes respectives, ce qui expliquerait pourquoi nous n'avons pas encore trouvé de signes de vie.

Un modèle de la NASA montre à quoi pourrait ressembler l'océan intérieur sur la lune de Saturne, Encelade. NASA-GSFC/SVS, NASA/JPL-Caltech/Southwest Research Institute

Alan Stern postule que l'eau liquide de certains mondes habitables se trouve sous la surface, à l'intérieur des planètes. Cela semble être le cas pour la lune de Saturne, Encelade (ou Saturn II Enceladus). "Si les civilisations technologiques peuvent réellement se développer dans ces mondes océaniques intérieurs, elles seraient naturellement coupées de nous à cause de la coquille de roche et de glace au-dessus de leur océan ", a-t-il expliqué en 2017 à Business Insider US. "Nous ne verrions pas les lumières de leur ville. Nous ne serions pas en mesure d'entendre leur communication. Ils ne sauraient peut-être même pas qu'il y a un univers avec lequel communiquer."

Enfin, l'une des réponses les plus récentes au paradoxe de Fermi suggère que les extraterrestres ont déjà visité la Terre — mais pas assez récemment pour que nous puissions le remarquer.

ESA

L'étude, publiée dans The Astronomical Journal, en août dernier, postule que des extraterrestres intelligents pourraient prendre leur temps pour explorer la galaxie, en exploitant les mouvements et les déplacements orbitaux des systèmes stellaires pour faciliter des sauts d'une étoile à l'autre. Les auteurs de l'étude ont suggéré que les extraterrestres pourraient attendre que les étoiles se rapprochent les unes des autres avant de voyager à travers la galaxie, et que d'autres civilisations pourraient déjà avoir visité notre galaxie et n'avoir laissé aucune trace de leur venue.

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Malgré les nombreuses raisons potentielles pour lesquelles nous n'entrerons peut-être jamais en contact avec des extraterrestres, Didier Queloz reste optimiste.

Illustration d'artiste de Kepler-22b, une planète qui tourne dans la zone habitable d'une étoile similaire au Soleil découverte par le télescope spatial Kepler de la NASA en 2011. NASA/Ames/JPL-Caltech

Dans une interview donnée au service de presse du prix Nobel, il a déclaré que la détection de la première exoplanète n'a servi que de "déclencheur" à une toute nouvelle course de l'humanité à la recherche de vies extraterrestres dans le cosmos."Nous sommes convaincus qu'il doit y avoir de la vie sur d'autres planètes, sinon nous ne la chercherions pas", a tranché le physicien à propos de ses collègues astronomes.

Version originale : Aylin Woodward / Business Insider US

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