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Votre manager gère-t-il bien la crise actuelle ? Vous pouvez le savoir s'il respecte ces 6 points

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Votre manager gère-t-il bien la crise actuelle ? Vous pouvez le savoir s'il respecte ces 6 points
Certaines caractéristiques peuvent vous aider à reconnaître si vous avez affaire à un bon manager. © StartupStockPhotos/Pixabay
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Télétravail, peur de l'avenir, nouvelles tâches et structures : la crise sanitaire a mis les employés du monde entier dans une situation de stress sans précédent. Pour y faire face, une catégorie de personnes a un rôle très particulier à jouer : les cadres. S'ils gèrent correctement la nouvelle situation, leurs employés resteront motivés et productifs.

Bien entendu, il n'existe pas de formule universelle pour un bon leadership. Mais certaines caractéristiques peuvent vous aider à reconnaître si vous avez affaire à un bon manager. Julia Schorlemmer explique ce que sont ces caractéristiques dans un entretien avec Business Insider Allemagne. Elle est psychologue du travail et professeur de gestion de la santé au centre universitaire FOM de Berlin, et conseille depuis des années les entreprises sur les thèmes de la numérisation, du travail et de la santé.

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1. Votre responsable a défini des règles de communication claires

"Il est extrêmement important qu'un manager clarifie dès le début avec toute l'équipe comment parler, de quoi, et quand", considère Julia Schorlemmer. En ce moment, d'innombrables équipes utilisent des outils de communication spécifiques, comme Slack. Un manager doit également établir des règles claires à ce sujet, explique Julia Schorlemmer.

"Certaines questions doivent être clairement convenues avec l'équipe, par exemple celle-ci : est-ce qu'une question sur Slack équivaut à une question à quelqu'un en face ? Est-ce que cela signifie qu'il ou elle doit répondre tout de suite ? Si un employé pense que non, son supérieur hiérarchique doit le respecter. Il devrait également être acceptable que les employés disent : 'Non, c'est trop pour moi. Si vous voulez un retour d'information direct, appelez-moi'."

2. Il a établi des horaires de travail et de pause clairs

Une personne qui n'est pas habituée à télétravailler risque d'avoir du mal à séparer les phases de travail et de pause. Aucun collègue ne vient sonner la pause déjeuner ; si vous allez à la cuisine pour vous faire un café, votre conscience coupable vous accompagne — après tout, un message urgent de Slack pourrait arriver juste à ce moment. "Les patrons doivent absolument définir des règles claires pour cela", pense Julia Schorlemmer. "Par exemple, ils peuvent dire à leur équipe que chacun doit mettre à jour son statut Slack lorsqu'il fait une pause."

En outre, les chefs doivent également faire savoir clairement qu'ils savent que le bureau de leurs employés n'est pas seulement un bureau, mais aussi une maison. "Ce n'est pas parce qu'une personne est présente en permanence sur son 'lieu de travail' qu'elle peut y être jointe en permanence", explique Julia Schorlemmer. Pour sa part, un contact professionnel lui a récemment écrit pour lui demander s'il pouvait l'appeler pour une réunion à 19 heures, un mercredi. Elle a répondu par la négative, et il a répliqué : "Mais vous n'avez pas d'enfants, vous avez le temps." Cette attitude, selon Julia Schorlemmer, illustre une erreur très courante dans la réflexion sur le télétravail.

3. Il cherche des solutions pour surmonter la crise avec vous

Comment surmonter ensemble cette situation ? C'est la question que les managers devraient se poser à eux-mêmes et à leur équipe en ce moment, pense Julia Schorlemmer. "Les managers devraient essayer dès maintenant avec leurs employés de trouver des solutions à la crise", estime-elle. Et après ? Ils devraient réfléchir— à nouveau ensemble — à cette possibilité : et si notre idée initiale ne fonctionnait pas comme nous le voulions ? Et, plus important encore, qu'est-ce qui a bien fonctionné ? "Il est très important en ce moment d'examiner les points positifs avec l'équipe", assure la psychologue.

"C'est ainsi que les employés restent motivés et donc performants." Pour certains cadres, ajoute-t-elle, cela peut être inhabituel. "Mais pour eux, la crise est une chance de mettre cela en pratique."

4. Il ne vous contrôle pas trop

Dans de nombreuses entreprises, Julia Schorlemmer observe que les chefs ont tendance à faire ce qu'elle appelle du "sur-contrôle". "C'est impossible lorsque les patrons envoient constamment des messages pour demander ce que font les membres de leur équipe", pense-t-elle. Il est humainement compréhensible que la crise déclenche un sentiment de perte de contrôle chez de nombreux managers. Mais quand les chefs s'en prennent aux employés, c'est un problème. Car "cette méfiance évidente conduit rapidement à la méfiance du côté des employés aussi".

5. Il partage ses propres préoccupations avec vous, mais ne s'étend pas trop sur le plan émotionnel

De nombreux chefs sont déstabilisés par la crise sanitaire. Ils se demandent comment leur entreprise va s'en sortir, et aussi comment ils doivent traiter leur équipe en ce moment. Selon Julia Schorlemmer, il est normal de partager leurs inquiétudes avec leurs employés — mais seulement dans une certaine mesure. "C'est une force lorsque les dirigeants montrent aussi des émotions", dit-elle. "Mais ils doivent rester pragmatiques et ne faire part de leurs préoccupations que s'ils sont sûrs de ne pas se laisser emporter par l'émotion." Soit dit en passant, vous pouvez aussi reconnaître un bon manager au fait qu'il vous interroge sur vos préoccupations et les prend au sérieux.

6. Il est un modèle

"Prendre soin de soi est une condition préalable à l'intelligence émotionnelle. Et c'est l'une des plus importantes qualités de leader dans le monde d'aujourd'hui", pense Julia Schorlemmer. En d'autres termes, seuls les managers qui sont conscients de leur propre état peuvent aussi faire preuve d'empathie envers leurs employés. Vous pouvez dire si votre manager prend bien soin de lui ou d'elle au regard de plusieurs choses. Par exemple, les bons managers prennent aussi des pauses ; et ils doivent aussi respecter, au moins approximativement, les règles d'accessibilité qui s'appliquent dans l'équipe — et ne pas rester jusque tard le soir sur leur ordinateur portable.

Version originale : Julia Beil/Business Insider Deutschland

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