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Vous allez devoir payer et passer par des tourniquets pour visiter Venise dès l'an prochain

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Les touristes qui se rendent à Venise devront bientôt payer un droit d'entrée, la ville cherchant à mieux gérer le "surtourisme". © Pixabay
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À partir de l'année prochaine, les visiteurs de Venise devront se préparer à payer leur entrée — et même à faire des réservations à l'avance. Comme l'a d'abord rapporté le journal transalpin La Stampa, la ville historique italienne souhaite adopter des mesures visant à réduire l'afflux de touristes, car elle est aux prises avec ce que le Times appelle le "surtourisme".

Selon Bloomberg, la ville va instaurer des quotas à partir de l'été 2022, date à laquelle des taxes seront également appliquées. L'accès à la ville coûtera entre 3 et 10 euros — le prix dépendra de la saison, selon CNBC. Les visiteurs devront passer par des tourniquets pour entrer, selon plusieurs rapports.

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Les personnes qui vivent déjà à Venise, leurs proches et leurs jeunes enfants ne seront pas soumis à ces droits. Vous pourrez également contourner les frais si vous séjournez dans un hôtel de la ville. Toutefois, si le modèle d'entrée payante se répand plus largement, cela pourrait signaler une économie à deux vitesses, où seuls certains peuvent se permettre de participer. Et ce n'est pas qu'une question d'argent : New York et San Francisco exigent une preuve de vaccination pour de nombreuses activités à l'intérieur, comme les repas et la salle de sport. Los Angeles l'exigera pour les rassemblements de plus de 1 000 personnes.

Trouver un équilibre entre popularité et qualité de vie

Ces politiques montrent comment la pandémie et la crise climatique ont obligé les économies locales à trouver des solutions à des problèmes qui pourraient menacer leur avenir. Venise, par exemple, s'efforce depuis longtemps de trouver un équilibre entre sa popularité en tant que destination touristique et la qualité de vie des habitants.

Actuellement, les habitants de Venise comme les touristes sont assidûment suivis lorsqu'ils naviguent dans la ville. En janvier, CNN a fait un reportage sur la "Venice Control Room", où les responsables suivent le nombre de personnes présentes dans la ville et qui encombrent ses attractions touristiques. Ils utilisent les données des téléphones portables pour savoir d'où viennent les touristes ; le samedi dont parle CNN, 24 des 97 touristes présents sur la place Saint-Marc n'étaient pas italiens. Tout cela fait partie d'un effort visant à repenser et à créer un tourisme plus durable dans une ville qui serait souvent pleine à craquer et endommagée par certains touristes.

Dimanche 22 août, CNN a rapporté que la ville engageait désormais des gardes armés sur les ferries pour aider à contrôler la surpopulation touristique. Un représentant légal du syndicat qui représente certains des travailleurs sur ces ferries a déclaré que certains avaient été "physiquement attaqués", alors que les touristes affluent et que les files d'attente augmentent.

Selon l'Associated Press, il était envisagé de classer la ville parmi les sites du patrimoine mondial en péril de l'UNESCO, mais elle a évité de figurer sur la liste après avoir interdit les grands navires de croisière et avoir été invitée à informer l'UNESCO en 2022 des mesures prises pour limiter le "tourisme excessif".

En juin, un grand navire de croisière traversant la ville a suscité des inquiétudes et des protestations, rapporte l'Associated Press. Des célébrités ont signé une lettre ouverte appelant les autorités à interdire le passage de tels navires et à mieux gérer le tourisme. Venise a déjà connu des perturbations au niveau de ses célèbres canaux, qui ont été inondés et dont le niveau a baissé de 45 cm environ en un an ; le maire a attribué ces fluctuations à la crise climatique.

Version originale : Juliana Kaplan/Insider

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