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Vous pourriez devoir payer plus cher vos boissons gazeuses à cause du coronavirus

Vous pourriez devoir payer plus cher vos boissons gazeuses à cause du coronavirus
© Unsplash/Artem Beliaikin

Les restaurants rouvrent leurs portes ce mardi 2 juin après 11 semaines de fermeture dues à la pandémie de coronavirus. Bonne nouvelle pour les Français, même si l'addition pourrait finalement être plus salée que prévue. Le prix des boissons à bulles, que ce soit les sodas ou les bières, pourrait en effet connaître une augmentation à cause de la crise sanitaire mondiale. La raison ? Une pénurie potentielle de dioxyde de carbone, l'un des éléments principaux de la composition des boissons gazeuses industrielles. Devenu rare ces derniers mois, le Wall Street Journal évoque dans un article relayé par Courrier International un brasseur en Californie qui paie son dioxyde de carbone "25 % plus cher depuis le mois dernier".

Pourquoi le dioxyde de carbone est-il devenu une denrée rare ? L'explication provient de sa composition : c'est "un produit dérivé de l'éthanol qui […] est mélangé à l'essence pour l'aider à brûler plus proprement". Or, suite aux mesures de confinement liées à la pandémie de Covid-19, la demande mondiale en carburant a mécaniquement chuté. De nombreuses usines d'éthanol ont ainsi temporairement fermé leurs portes et la production de CO2 a donc diminué dans le monde entier. Selon la Compressed Gas Association, une organisation américaine en charge des industries d'approvisionnement en gaz industriels, "la production de dioxyde de carbone a plongé d'environ 30 % cette année par rapport à l'année dernière".

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La production devrait pouvoir reprendre rapidement avec la levée du confinement et la réouverture des usines dans de nombreux pays, dont la France. “Ça redémarre" indique Erik Huschitt, le directeur de Badger Stater Ethanol, un producteur établi près de Madison dans le Wisconsin au Wall Street Journal. Tout en émettant quelques réserves car on part pour lui "d'un niveau tellement catastrophique". Les choses pourraient néanmoins rapidement rentrer dans l'ordre.

Vers une pénurie de Coca-Cola ?

Ce n'est pas la première fois que plane une pénurie de dioxyde de carbone. En juin 2018, des opérations de maintenance dans des usines d'Europe du Nord avait engendré un épisode similaire : l'augmentation de la demande de boissons gazeuses, liée en particulier aux fortes températures, n'avait pas été anticipée et avait fait craindre une pénurie en Europe.

Le groupe Coca-Cola avait notamment dû faire face à une forte hausse de la demande de sodas à l'époque du fait de la Coupe du Monde de football. Selon un porte-parole du groupe américain, la donne n'est cependant pas la même aujourd'hui : si la production de dioxyde de carbone est bien en baisse, la demande l'est également. La fermeture des restaurants, des stades et l'annulation de tous les grands événements dans le monde a en effet fait mécaniquement chuter la demande de boissons gazeuses.

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