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Vous pouvez réserver vos vacances d'été en France, estime Edouard Philippe

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Vous pouvez réserver vos vacances d'été en France, estime Edouard Philippe
Vous devriez pouvoir partir en vacances dans l'Hexagone mais aussi en Outre-mer. © Cédric Frixon/Unsplash

Les vacances d'été sont sauvées. C'est ce qu'a annoncé en substance le Premier ministre Edouard Philippe ce jeudi 14 mai. Il estime que les Français devraient pouvoir partir en juillet et en août malgré la crise sanitaire, mais uniquement dans l'Hexagone et en Outre-mer. Il prévient aussi que "de possibles restrictions très localisées" en fonction de l'évolution de l'épidémie de coronavirus pourront être imposées. Ils "peuvent prendre leurs réservations", a-t-il affirmé, en soulignant que "les acteurs du tourisme, de l'hôtellerie, se sont engagés à faire en sorte qu'ils soient intégralement remboursés dans l'hypothèse où l'évolution de l'épidémie ne rendrait pas possible le départ en vacances".

Concernant les cafés et restaurants, Edouard Philippe a rappelé que la date de leur réouverture sera fixée dans la semaine du 25 mai. "Une réouverture le 2 juin pourra être envisagée dans les départements verts si l’évolution de l’épidémie ne se dégrade pas et si les mesures sanitaires recommandées sont parfaitement respectées", a-t-il précisé. Le 7 mai, le gouvernement a présenté une carte sur laquelle trois régions étaient classées "rouge", à savoir l'Ile-de-France, la Bourgogne-Franche-Comté et le Grand Est.

18 milliards d'euros sur la table pour relancer le secteur du tourisme

Hôtels, restaurants, voyagistes : toute la filière française est à l'arrêt depuis mi-mars, et 62.000 de ses entreprises ont d'ores et déjà bénéficié de 6,2 milliards d'euros de prêts garantis par l'Etat. "Le tourisme fait probablement face à la pire épreuve de son histoire moderne, alors même que c'est un des fleurons de l'économie française, son sauvetage est donc une priorité nationale", a déclaré le Premier ministre au sortir d'un comité interministériel dédié au secteur.

Après avoir débloqué une aide d'urgence, le gouvernement dit vouloir à présent "accompagner à la fois la reprise, puis la relance d'un secteur" mis à terre par l'épidémie de Covid-19 et qui représente 7% du PIB français, ainsi que deux millions d'emplois. "L'effort d'investissement" de l'Etat sera porté par la Banque des Territoires et Bpifrance, "qui ont formalisé un plan de relance Tourisme commun de plus de trois milliards d'euros de financements entre aujourd'hui et 2023", sous forme de prêts et d'investissements en fonds propre, selon les détails du plan.

Au total, l'ensemble des mesures gouvernementales représente "un engagement de plus de 18 milliards d'euros pour les finances publiques : c'est sans précédent, c'est massif, c'est nécessaire", a déclaré le Premier ministre.

Le plafond journalier des tickets-restaurants doublé

Deux revendications du secteur ont été partiellement entendues : le recours à l'activité partielle sera possible jusqu'à fin 2020 pour les entreprises du tourisme et de l'évènementiel, tandis que l'accès au fonds de solidarité, pour les entreprises du secteur des cafés hôtels restaurants, du tourisme, de l'événementiel, du sport et de la culture, sera prolongé jusqu'à fin septembre, alors que les professionnels le demandaient jusqu'à la fin de l'année.

En revanche, le gouvernement n'a pas fait de geste sur la TVA, qu'un collectif de restaurateurs emmené par Olivier Bertrand, le patron du groupe Bertrand (Quick, Burger King, Hippopotamus...) souhaitait voir abaissée à 5,5%.

Pour "soutenir la demande" et inciter les Français à retourner dans les restaurants lorsqu'ils pourront rouvrir, le plafond journalier des tickets-restaurants sera doublé, à 38 euros, et leur utilisation sera autorisée les weekends et jours fériés, jusqu'à fin 2020.

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