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Seules 22.000 personnes dans le monde ont les compétences pour faire 'des recherches sérieuses' en IA — et leurs salaires s'envolent

Seules 22.000 personnes dans le monde ont les compétences pour faire 'des recherches sérieuses' en IA — et leurs salaires s'envolent
© 53rd Academy of Country Music Awards - Show - Las Vegas, Nevada, U.S., 15/04/2018 - Maren Morris performs "Rich." REUTERS/Mike Blake

Depuis quelques temps, on a coutume d'entendre que les "data scientist" sont les nouveaux sauveurs des entreprises, payés comme des princes pour éviter qu’ils ne partent vendre leurs services à d’autres.

Mais c'était sans compter les chercheurs en intelligence artificielle, avec lesquels les entreprises n'hésitent (vraiment) pas à mettre la main à la poche. Et même les associations: comme le rapportait le New York Times il y a quelques jours, l'association OpenAI, basée à San Francisco, a payé l'un de ses chercheurs en intelligence artificielle plus de 1,9 millions de dollars sur l'ensemble de l’année 2016!

Ce n'est d’ailleurs pas le seul à bénéficier d’un salaire mirobolant dans cette organisation à but non-lucratif californienne. Son collègue, Ian Goodfellow, s'est vu gratifié de plus de 800.000 dollars, même s'il n’est arrivé qu'en mars de la même année. Mais comment expliquer des salaires aussi astronomiques? "Les rémunérations des chercheurs en intelligence artificielle ont grimpé en flèche, tout simplement parce qu’il n’y a pas beaucoup de gens qui comprennent cette technologie, et des milliers d’entreprises veulent travailler avec eux", analyse le quotidien américain.

Les chiffres parlent d’eux-même. Il n'y aurait que 22.000 personnes dans le monde qui auraient "les compétences nécessaires pour faire des recherches sérieuses en intelligence artificielle", relate le New York Times, d'après des données fournies par Element AI, un laboratoire indépendant canadien. Des chiffres très faibles même s’ils ont quasiment doublé en un an.

Ce qui pose aussi des problèmes aux universités et aux gouvernements, très intéressés par ces spécialistes, que ce soit pour former leurs prochaines générations de chercheurs, ou pour mettre l'intelligence artificielle au service du militaire, de la création de nouveau médicaments... Mais attention: les rémunérations proposées par les universités ou les gouvernement ne "pourront jamais égaler les salaires payés dans le secteur privé", rappelle le quotidien américain.

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Business Insider
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