Le géant indien du VTC Ola va se lancer au Royaume-Uni pour défier Uber — et ils ont un investisseur important en commun

Bhavish Aggarwal, DG du principal rival d'Uber en Inde, Ola. Shailesh Andrade/Reuters

  • La plateforme indienne de VTC Ola prépare son lancement au Royaume-Uni pour y défier Uber.
  • Ola va d'abord se déployer dans le Grand Manchester et au pays de Galles du Sud, mais doit encore demander une licence à Londres.
  • Uber est le leader des sociétés de VTC au Royaume-Uni, avec environ 5 millions de clients.
  • Ce lancement signifie en somme qu'un investisseur majeur d'Ola et Uber, Softbank, va se faire la guerre à lui-même.

La plateforme indienne de VTC Ola prépare son lancement au Royaume-Uni, promettant plus de concurrence pour l'acteur le plus installé du marché, Uber.

Ola va inaugurer son service dans le Grand Manchester et le pays de Galles du Sud, dont la capitale Cardiff, le mois prochain. La société a dit qu'elle avait coopéré avec les régulateurs pour se lancer au niveau national à la fin de l'année, mais elle n'a pas encore fait sa demande de licence à Londres.

Comme Uber, Ola propose un service de transport en VTC via une appli et dépend de la disponibilité de chauffeurs sous-traitants. Il est très populaire sur son marché originel en Inde, où Uber opère également. Uber revendique environ 5 millions de clients au Royaume-Uni, tandis qu'Ola en compte environ 125 millions en dehors du Royaume-Uni. 

Le lancement d'Ola signifie que son principal investisseur part en guerre contre lui-même. En effet, Ola et Uber partagent un soutien majeur: le conglomérat tech japonais SoftBank. Ola aurait levé 2 milliards de dollars auprès de SoftBank et d'autres investisseurs en octobre dernier, et la société japonaise a acquis une participation de 20% dans Uber en début d'année.

Comme tous les services similaires, Ola a été critiquée sur sa manière de traiter ses chauffeurs en termes de salaire et de statut professionnel. La société annonce que les utilisateurs pourront aussi bien appeler des chauffeurs privés que des taxis traditionnels ("black cabs") depuis son appli. En cela, Ola se distingue d'Uber, qui propose uniquement des chauffeurs privés au Royaume-Uni.

Ola espère que sa promesse de "revenus plus importants et de paiements quotidiens" va attirer les conducteurs sur sa plateforme. La société va prélever 10% sur chaque course privée et 5% sur les courses en black cab — ce qui constitue à l'heure actuelle un taux de commission inférieur à celui d'Uber. Cela pourra changer, bien entendu. Le fait qu'un conducteur gagne plus dépendra du prix qu'Ola demandera aux passagers une fois lancé.

Bhavish Aggarwal, le directeur général d'Ola, a déclaré dans un communiqué:

"Ola est heureux d'annoncer ses plans pour le Royaume-Uni, l'un des marchés de transport les plus évolués au monde. Le Royaume-Uni est un endroit fantastique pour les affaires, et nous espérons apporter un nouveau service à la fois responsable et compétitif, qui puisse contribuer à ce que le pays réponde aux besoins toujours plus exigeants en matière de mobilité". 

Version originale: Shona Ghosh/Business Insider UK

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