L'éditeur d'antivirus Kaspersky Lab est devenu une victime collatérale de la querelle entre les Etats-Unis et la Russie

Rencontre entre le président américain Donald Trump (dr.) et le président russe Vladimir Poutine (g.) au G20 à Hamburg, 7 juillet 2017. REUTERS/Carlos Barria

L'administration de Donald Trump a retiré la société moscovite Kaspersky Lab de deux listes de vendeurs agréés d'équipement technologique pour les agences gouvernementales américaines, expliquant qu'elle craignait que ses produits soient utilisés par le Kremlin pour pénétrer dans les réseaux des Etats-Unis.

Depuis plusieurs mois, la société de cybersécurité, dont les logiciels antivirus sont populaires aux Etats-Unis, est soupçonnée par les agences de renseignement et certains membres du Congrès d'être trop étroitement liée aux services russes.

L'entreprise a publié un communiqué dans lequel elle se juge la victime de querelles géopolitiques, démentant toute connexion politique et se disant prête à répondre aux questions des autorités américaines.

"Selon toute vraisemblance, Kaspersky Lab s'est retrouvée embarquée dans une querelle géopolitique où chaque camp s'emploie à utiliser notre entreprise comme un pion dans son jeu", a réagi la société moscovite, cité par l'agence RIA.

"Kaspersky Lab n'a de lien avec aucun gouvernement et l'entreprise n'a pas jamais aidé, et n'aidera jamais, aucun gouvernement dans le monde à mener des activités de cyberespionnage", a-t-elle insisté.

Les produits Kaspersky ont été retirés de la liste de l'Administration américaine des services généraux (General Services Administration, GSA) mais les agences gouvernementales américaines pourront toujours en acquérir s'ils ne passent pas par la procédure agréée par la GSA.

Le mois dernier, la commission sénatoriale des Forces armées a adopté un projet de loi de dépenses qui prévoit d'interdit l'achat de produits Kaspersky par l'armée.

Les agences de renseignement américaines estiment que la Russie a cherché à intervenir dans la campagne électorale de 2016 aux Etats-Unis, en piratant notamment des boîtes mail de hauts responsables du Parti démocrate. Moscou dément.

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