Cashless Weezevent

C'est avec le paiement sans monnaie que la startup souhaite développer ses marchés. Weezevent

Payer ses consommations avec un simple bracelet connecté, c'est désormais possible en France. Weezevent en profite pour étendre le concept en Europe.

L'entreprise de 60 personnes va ouvrir des bureaux en Suisse et en Espagne dans quelques semaines.

La startup est accompagnée dans cette aventure par Vente-Privée, le site de ventes en ligne, actionnaire depuis l’an dernier.

Son service "cashless" a récemment été adopté par de grands festivals français comme Rock en Seine et Les Vieilles Charrues, ainsi que la fan zone de l'Euro à Paris et l'Elysée pour contrôler les invités au défilé du 14 juillet dernier.

Il permet à un détenteur de billet de payer ses consommations sur simple présentation d'une carte ou d'un bracelet, comportant une puce RFID. Relié à un compte personnel, ce portefeuille électronique se recharge via son smartphone.

"On a cassé une logique"

Fondée en 2008, Weezevent avait déjà dématérialisé la billetterie en ligne et la vente sur place. Elle est rapidement entrée en concurrence avec la Fnac, Digitick (Vivendi) et Billetreduc.com (Lagardère Active).

Deballon Weezevent

Le président de Weezevent Pierre-Henri Deballon. Weezevent

Plus de 78 000 organisateurs ont fait appel à ses services pour 200 000 événements. Un Français sur dix a déjà acheté un billet via Weezevent selon l'entreprise.

Elle a été fondée par Pierre-Henri Deballon et Sébastien Tonglet, diplômés de l'Université Dauphine, et Yann Pagès, ingénieur, qui a quitté l'entreprise en 2010 à la faveur de l'arrivée d'un fonds d'investissement.

"On a cassé une logique d'acquisition de logiciel en proposant aux organisateurs de réintégrer la technologie chez eux", revendique Pierre-Henri Deballon. "Jusque-là, c'était du braconnage. Le festival désormais s'auto-distribue. Cette relation directe lui permet de reprendre les commandes de ses revenus et de sa base de données."

Weezevent a réalisé 60 M€ de chiffres d’affaires pour son septième exercice et table sur 100 millions cette année. Son modèle économique repose sur une commission de 2,5% sur chaque billet, avec au minimum 1€ si le prix est inférieur à 40 euros. Pour le cashless, le prix est facturé sur le nombre de puces activées (cartes ou bracelets), entre 1 et 2 euros l'unité.

Next: les places numérotées

L'entreprise basée à Saint-Denis (93) n'est pas la seule à agir sur le marché du cashless. Ses deux principaux concurrents sont le Canadien Intellitix et le Néerlandais PayPass.

La startup souhaite tout de même faire évoluer la technologie "pour être capable de gérer des places numérotées. L'objectif est d'être prêt en septembre 2017", poursuit Pierre-Henri Deballon.

De nouveaux marchés s'ouvriront alors à elle, ceux des stades et des salles de spectacles. Ça tombe bien, Vente-Privée possède désormais le théâtre de Paris, La Michodière et Les Bouffes-Parisiens.

 

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