FILE PHOTO: Donald Trump speaks to the press during an announcement that Trump is investing in the development of luxury properties in the country of Georgia at a press conference in New York March 10, 2011. To match Exclusive USA-TRUMP/BUSINESS-GEORGIA

Donald Trump lors d'une conférence de presse en 2011 à New York, annonçant des investissements dans des résidences de luxe en Géorgie. REUTERS/Lucas Jackson

A l'occasion de sa première conférence de presse depuis le mois de juillet, ce mercredi 11 janvier à New York, le président-élu des Etats-Unis Donald Trump a déclaré qu'il sera "le plus grand producteur d'emplois que Dieu ait jamais créé".

Depuis le hall de sa Trump Tower, il a salué la décision de certaines entreprises de rapatrier une partie de leur production aux Etats-Unis, comme Fiat-Chrysler et Ford.

Depuis son élection, ses déclarations ne sont pas sans conséquences pour les marchés financiers et les investisseurs.

L'indice Dow Jones, pondéré sur la valeur des actions le composant et non sur la capitalisation boursière de ses 30 entreprises, a ainsi gagné 11 % depuis son élection le 4 novembre 2016, rapporte le quotidien économique Les Echos.

Au gré de ses messages Twitter, il donne des bons et mauvais points aux entreprises américaines.

Pour l'investisseur Barry Ritholtz, toute prise de parole ou intervention écrite de Donald Trump est importante pour l'économie américaine car il délivre "des informations précieuses dans ces 140 caractères capables de faire bouger les marchés", constate-t-il dans une chronique sur Bloomberg, citée en France par le quotidien économique.

Dans sa chronique, le fondateur de Ritholtz Wealth Management, qui gère 344 millions de dollars d'actifs aux Etats-Unis, a imaginé la création de deux indices liés au président des Etats-Unis : les "Potus Indexes" du nom du compte Twitter du President of The United States.

  • Le premier se nomme Oligarch Index. Il intègre "les valeurs dont le futur POTUS a dit directement du bien, voire indirectement en intégrant certains de ses dirigeants dans sa future administration", précise Les Echos. Il s'agit notamment de Facebook, Ford, Exxon Mobil, Goldman Sachs, JP Morgan, PayPal et Colony Capital.
  • Le second indice, intitulé Drain the Swamp ("drainer le marécage"), rassemble les sociétés avec lesquelles il a des controverses ou dont il parle négativement. On y retrouve Twitter, Amazon, Boeing, General Motors, Kellogg's, Time Warner, PepsiCo ou encore Tesla dont la stratégie est axée sur le réchauffement climatique, "un hoax chinois" pour Donald Trump.

Depuis l'élection de Donald Trump, l'indice Oligarch a bondi de 18,8%, "plus vite que le S&P 500 (+8,80%)" écrit Les Echos, tandis que l'indice Drain the Swamp n'a gagné que 6,63 %. "On peut donc parler d'un effet @RealDonaldTrump à Wall Street", conclut le journal.

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