REUTERS/Christian Hartmann

AccorHotels a confirmé dimanche une information des Echos évoquant son intérêt pour la participation de l'Etat dans le capital Air France-KLM.

Dans un communiqué, le groupe hôtelier déclare avoir repris des "réflexions" au sujet de "l'éventualité d'une prise de participation minoritaire" au capital de la compagnie aérienne franco-néerlandaise afin de "conforter un projet industriel de croissance".

Il ajoute toutefois qu'il "n'existe aucune certitude sur le fait que ces initiatives donneront lieu à un quelconque accord ou une quelconque mise en oeuvre". L'information a néanmoins fait bondir la titre Air France-KLM, qui décollait de 7% à l'ouverture de la Bourse de Paris. La valeur a terminé la journée en hausse de 5,47%, à 7,36 euros. 

Selon le quotidien économique Les Echos, l'Etat français envisagerait de se défaire "de tout ou partie" de ses 14,3% au capital d'Air France-KLM. "Il en étudierait en tout cas sérieusement la possibilité, depuis que les dirigeants d'AccorHotels ont manifesté leur intérêt pour sa participation", ajoute le journal.

Trois scénarios seraient envisagés: le rachat par AccorHotels de la totalité des titres détenus par l'Etat; une cession partielle; un "swap" dans lequel l'Etat recevrait des actions AccorHotels en échange de ses titres Air France-KLM.

AccorHôtels en forte baisse

Dans son communiqué, AccorHotels rappelle avoir conduit à plusieurs reprises ces dernières années "des discussions avec Air France-KLM en vue de développer notamment des projets digitaux communs et une plate-forme commune de fidélisation et de services qui permettraient aux clients des deux groupes, leaders mondiaux du voyage, de bénéficier d'une offre enrichie de services autour de la mobilité à travers le monde".

"Ces réflexions comportaient l'éventualité d'une prise de participation minoritaire au capital d'Air France-KLM afin de conforter ce projet industriel de croissance", ajoute le groupe. A l'inverse de la compagnie aérienne, le titre Accor est en mauvaise posture en Bourse. Il perdait 1,7% à l'ouverture et plus de 4% à 10h40, pour finalement chuter de 6,95% à la clôture de la place parisienne, à 44,29 euros.

L'Etat français ouvert à un rapprochement

L'Etat n'est de son côté pas opposé à un rapprochement entreAir France-KLM et AccorHotels. "Le gouvernement est ouvert sur le principe dès lors qu'il y a une discussion entre les deux entreprises qui fait apparaître un sujet industriel qui tient la route", a précisé Delphine Gény-Stephann, la secrétaire d'État auprès du ministre de l'Économie et des Finances, lors de l'émission Ecorama diffusée sur le site Boursorama.

"C'est entre les entreprises que les discussions doivent se mener. L'Etat aura son mot à dire et participera dans son rôle d'Etat actionnaire à la discussion stratégique", a ajouté cette collaboratrice du ministre Bruno Le Maire. 

Le projet d'AccorHôtels n'est pas pour autant privilégié, a expliqué l'entourage de la secrétaire d'Etat.

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