Downing Street. 

La Première ministre britannique Theresa May a enclenché mercredi la procédure de divorce avec l'Union européenne, invoquant dans une lettre au président du Conseil européen, Donald Tusk, l'article 50 du traité européen de Lisbonne.

Cette lettre a été remise par Tim Barrow, représentant permanent du Royaume-Uni auprès de l'Union européenne.

Dans une lettre, Theresa May adopte un ton plus conciliant par rapport aux discours qu'elle a prononcée plus tôt dans l'année, mettant l'accent sur la coopération post-Brexit et son souhait sincère que l'UE réussit et prospère à l'avenir.

"Nous voulons nous assurer que l'Europe reste forte et prospère et qu'elle soit capable de projeter ses valeurs, de mener le monde et de se défendre contre les menaces à la sécurité. Nous voulons que le Royaume-Uni, par un nouveau partenariat profond et spécial avec une Union européenne forte, joue pleinement son rôle dans la réalisation de ces objectifs", écrit-elle.

La lettre révèle également quelques-unes des questions clés avant les négociations.

La Première ministre relie à plusieurs reprises économie et sécurité, suggérant qu'elle pourrait utiliser cette dernière comme un levier dans ses négocations avec les dirigeants européens.

Elle note également l'importance de signer dans les deux ans à venir à la fois un accord sur la sortie et un accord commercial de long terme. La plupart des experts estiment que la bataille pour conclure un nouvel accord entre l'UE et le Royaume-Uni dans les négociations au titre de l'article 50 est irréaliste.

Voici la lettre de Theresa May:

Version originale: Thomas Colson et Adam Payne/ Business Insider

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