Travis Kalanick, ex-DG d'Uber. Flickr/ Fortune Live Media

Il est de notoriété publique que les parts de Travis Kalanick dans Uber lui ont conféré un pouvoir de contrôle significatif sur l'entreprise, même après avoir été écarté de la direction générale.

Mais on ne savait pas exactement quels étaient ses droits de vote réels — jusqu'à aujourd'hui.

D'après la plainte déposée par Benchmark Capital jeudi contre Kalanick, le fondateur d'Uber possède environ 10% du capital de l'entreprise et autour de 35% de ses actions ordinaires de catégorie B. Grâce à la complexe structure d'actionnariat d'Uber, ces parts lui confèrent environ 16% des droits de vote totaux d'Uber, indique la plainte.

L'action en justice révèle aussi combien d'actions et de droits de vote sont détenus par Benchmark, un des premiers investisseurs d'Uber, ce qui permet de faire la comparaison. Benchmark a environ 20% des droits de vote d'Uber. La firme de capital-risque contrôle environ 13% du capital mais seulement 0,5% des actions ordinaires.

Si les droits de vote de Benchmark lui donnent en principe les moyens de supplanter Kalanick, ce dernier contrôle aussi trois des 11 sièges au conseil d'administration — le sien et deux qui sont actuellement inoccupés. Le contrôle de ces sièges est déterminé en partie par les droits de vote qui vont avec les actions ordinaires d'Uber, et non les actions privilégiées, qui sont ce que Benchmark possède en majorité. 

Contrôler ces trois sièges a permis à Kalanick de rester tellement impliqué dans Uber qu'il en est devenu difficile pour l'entreprise de se trouver un nouveau DG, estime Benchmark dans sa plainte. Benchmark, qui a joué un rôle important dans la fronde qui a poussé Kalanick à démissionner de son poste de DG en juin, pense que Kalanick utilise ces sièges et ses droits de vote pour fomenter son retour en tant que DG, ce que cette action en justice doit éviter. La firme de capital-risque essaie aussi de sortir Kalanick du conseil d'administration.

Version originale: Julie Bort/Business Insider

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