Première étape du Tour de France 2018 entre Noirmoutier-en-l'Ile et Fontenay-le-Comte, 7 juillet 2018. REUTERS/Benoit Tessier

C'est le troisième évènement sportif le plus suivi au monde, juste derrière la Coupe du monde de football et les Jeux Olympiques.

Depuis 1903, le Tour de France a amplement gagné ses titres de noblesse médiatique. À tel point que les villes et villages de France se battent chaque année pour se retrouver sur le parcours, long de 3.329 kilomètres cette année.

"Nous avons reçu 280 candidatures en provenance des mairies, des départements ou même des régions", explique Cyrille Tricart, responsable du département relations extérieures et coordination générale chez Amaury Sport Organisation (ASO), le gérant de la Grande Boucle.

"Notre casting a une logique. Beaucoup de candidatures sont exclues en fonction des contraintes kilométriques, des journées de repos ou même du type de route. Sans oublier l'intérêt sportif, l’esthétique et la capacité d’accueil". Finalement, pour cette 105ème édition, 39 villes ont été sélectionnées comme étape du Tour de France.

Mais obtenir le Tour dans sa cité a un coût. "Le ticket d’entrée réclamé par A.S.O. est de 150.000 euros pour Fontenay-le-Comte, la première ville-arrivée", nous précise Simon-Pierre Josnin, chef de cabinet à la mairie de la sous-préfecture de Vendée. "Et il faut compter le même montant pour les frais de sécurité, de logistique et d’animation".

Pour Noirmoutier, autre commune de Vendée et ville de départ du Tour, le billet réclamé par l'organisateur était plus élevé encore: 700.000 euros. Mais le Conseil départemental a participé aux frais à hauteur de 550.000 euros. Pour les autres communes situées au coeur du parcours, BFM chiffrait en 2017 le montant demandé à 60.000 euros pour un départ d'étape et à 110.000 euros pour une arrivée.

"Nous ne sommes pas dans une approche de profits mais dans une dynamique de territoire", nuance Cyrille Tricart, pour ASO. "Le Tour de France est regardé par 2,5 milliards de téléspectateurs dans 190 pays". Une exposition rêvée pour les villes où les spectateurs attendent en moyenne sept heures le passage du peloton.

En 2011 déjà, la Vendée avait accueilli le départ du Tour. L'étude que le département avait réalisée dans la foulée s’était révélée très concluante. "Un euro dépensé avait rapporté de 10 à 12 euros en moyenne", détaille-t-on au conseil départemental. "Rien que pour le logement, les équipes des coureurs et celles de l'organisation dépensaient 250.000 euros par jour".

Plus tard, la Corse, vitrine du lancement du Tour en 2013, avait chiffré les retombées à 17,9 millions d'euros pour une mise de départ de seulement 7,7 millions d'euros. Le Tour de France est décidément une bonne affaire.

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