Kylian Mbappe n'est pas concerné par un problème de chômage. Le nouveau joueur du PSG a répondu aux questions des médias, ce 6 septembre 2017. REUTERS/Gonzalo Fuentes

Le marché des transferts a battu tous les records cet été. Plus de 6 milliards d'euros ont été dépensés en Europe, animés par Neymar et les Français Mbappé et Dembélé.

Mais cette inflation cache une autre réalité: le chômage des footballeurs professionnels.

Dans ce cas, les agents, anciens coéquipiers ou entraineurs ne suffisent plus pour aider les joueurs les moins côtés. Tout est alors bon pour essayer de signer dans un club.

Certains footballeurs vont jusqu'à utiliser les médias sociaux comme YouTube et LinkedIn pour se faire remarquer et trouver un emploi détaille le footballeur Maxime Blanchard, 30 ans, dans les colonnes de l'hebdomadaire France Football.

"Aujourd'hui, les transferts s'inspirent du mythe de la télé-réalité: pour caricaturer, tu mets une vidéo sur YouTube et tu crois que tu vas signer en Ligue 1. Une plate-forme comme LinkedIn est utilisée par beaucoup de joueurs ayant moins d'expérience ou de possibilité. (...) Il y a des annonces du genre: "Recherche défenseur central niveau Ligue des Champions pour D4 slovène", raconte Maxime Blanchard avec recul.

Le club slovène de Domzale — récent adversaire de Marseille en Ligue Europa — avait ainsi recruté un défenseur après une annonce sur LinkedIn, avait relevé L'Equipe.

"Je ne suis pas surpris. C'est notre combat depuis 1961: le footballeur est un salarié comme un autre malgré ce qu'on peut dire. Il utilise tous les moyens possibles pour se faire connaître, jouer, trouver un contrat. Avant, on avait des K7 vidéo, des photos, des articles de presse. Désormais, dans un foot mondialisé, ce sont les réseaux sociaux. C'est même rassurant: les joueurs sont en phase avec leur temps", appuie Stéphane Saint-Raymond, directeur de l'information du syndicat des joueurs professionnels en France (UNFP), interrogé par Business Insider France.

A l'issue de la fermeture de ce mercato estival — le 1er septembre dernier — environ 1 joueur de foot sur 10 en France n'a pas de contrat, selon l'UNFP

"A la fin de la saison, 250 à 300 joueurs sur 1100 sont en fin de contrat. Certains vont trouver un autre club, d'autres arrêtent leur carrière et la troisième catégorie reste sans contrat. Aujourd'hui, en septembre, il y a une centaine de joueurs au chômage mais qui peuvent signer comme joueur libre jusqu'au 31 janvier 2018", précise Stéphane Saint-Raymond.

Selon la Fifpro, syndicat au niveau international, 40% des professionnels gagnent moins de 1.000 euros par mois.

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