La Commissaire européenne à la concurrence Margrethe Vestager en conférence de presse à Bruxelles, Belgique, le 27 mai 2017. REUTERS/Francois Lenoir

Le bras-de-fer entre Google et la Commissaire européenne à la concurrence se poursuit.

Lundi 11 septembre, Google a officiellement fait appel de l'amende record de 2,4 milliards d'euros infligée en juin par la Commission européenne pour abus de position dominante.

L'exécutif européen reproche à Google, filiale d'Alphabet, d'avoir profité de sa position dominante sur le marché des moteurs de recherche pour conférer un avantage systématique à son comparateur de prix baptisé Google Shopping.

Margrethe Vestager, la commissaire européenne à la concurrence, avait expliqué alors: 

"Google est à l'origine d'un grand nombre de produits et de services innovants qui ont changé notre vie, ce qui est positif. Mais sa stratégie relative à son service de comparaison de prix ne s'est pas limitée à attirer des clients en rendant son produit meilleur que celui de ses concurrents. En effet, Google a abusé de sa position dominante sur le marché des moteurs de recherche en favorisant son propre service de comparaison de prix dans ses résultats de recherche et en rétrogradant ceux de ses concurrents.

La Commission avait donné à Google jusqu'au 28 septembre pour mettre fin à cette pratique.

Google avait annoncé son intention de faire appel dès le mois de juin, argumentant de son côté: 

"Quand vous utilisez Google pour rechercher des produits, nous essayons de vous donner ce que vous recherchez. Notre capacité à faire cela bien n'est pas une façon de nous favoriser nous-mêmes, ou un site ou marchand en particulier — c'est le résultat de beaucoup de travail et d'innovation constante, basés sur le feedback des utilisateurs."

La décision de la Commission européenne était attendue et avait, par son ampleur, frappée les esprits, mais avait aussi, sur le fond, soulevé des questions chez les juristes

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