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Entre épanouissement personnel et parcours du combattant, entreprendre réclame mille et une compétences. Mais au quotidien comme au long cours, cultivez deux qualités: audace et prévoyance.

Management, développement commercial, communication, gestion financière: quel que soit le domaine, vous devez arbitrer tous les jours entre la prise de risque et la prudence.

Si l'esprit d’aventure vous tenaille, restez prévoyant. Avoir conscience des risques permet d'éviter des écueils de taille.

1. Soigner son image

La communication n'est pas réservée aux grosses boites. De trop nombreuses TPE font l'erreur de négliger la question. Pourtant, il y va de leur image, auprès des clients et prospects. D'autant que les fondamentaux ne coûtent rien. La communication commence dans la gestion des mails: répondre sans délai, soigner la présentation. Avoir sa page LinkedIn et son site vitrine. Au préalable, se poser la question: au-delà du produit ou du service vendu, quelle image mon entreprise doit-elle dégager? Quelles qualités ou valeurs mettre en avant? Rigueur, dynamisme, modernité? Une fois le positionnement arrêté, les messages viendront tous seuls.

2. Bien mesurer l’ampleur de ses engagements contractuels

Etre ambitieux, c'est bien. Sur le terrain, être réaliste c'est mieux. Trop souvent, l'entrepreneur veut décrocher un marché coûte que coûte, sans avoir toujours les moyens de le mener à bien. Cette situation, fréquente dans les appels d’offres, est pourtant à éviter: mieux vaut décliner un projet surdimensionné plutôt que d'échouer, et de se griller sur la place.

3. S'assurer en responsabilité civile professionnelle

Aucune entreprise n'est à l'abri d'un retard, d'une erreur ou d'une négligence dans l'exécution de sa prestation. Un sous-traitant qui tombe malade, un virus informatique… il n'en faut pas beaucoup pour que la mission prenne l'eau. Même si la défaillance n'est pas de son fait, elle peut coûter cher au professionnel qui doit en répondre à son client mécontent: frais d'avocat, frais d'expertise, et si sa responsabilité est reconnue par le juge, dommages-intérêts réclamés par le client. D'où l'importance d'avoir une assurance responsabilité civile professionnelle. Elle vous évitera de vider les comptes de la boite pour dédommager le client, voire de devoir puiser dans votre cagnotte personnelle.

4. Sécuriser le début de mission

Commencer une mission sans devis signé ou avant la signature du contrat: une erreur trop souvent commise par les débutants. L'expérience invite à la prudence. Faire valider par mail le périmètre de la mission, le prix exact de vos prestations, la nature de vos obligations, l'étendue de votre responsabilité, les délais de livraison, les modalités de règlement, d'éventuel acompte… un devis détaillé vaut toutes les précautions. Et on ne vous en voudra pas de vous backer comme un pro.

5. Ne pas faire l'autruche ou lutter contre la procrastination

La politique de l'autruche est une autoroute vers l'échec. Vous ne devez pas avoir peur d'entendre les réclamations de vos clients, leurs déception et critiques plus ou moins sévères. Ecoutez, expliquez et prenez-les comme des pistes d'amélioration.
Idem dans l'administratif. Laisser s'accumuler les impayés, entasser les relances des administrations: le risque est de franchir la ligne rouge et de s'exposer à de grosses difficultés financières. Avec le fisc par exemple, mieux vaut montrer patte blanche et prendre les devants, plutôt que de tomber dans l'engrenage d'une procédure.

6. Cultiver son ADN

Petite ou grande, l'entreprise repose sur une idée innovante qui complète l'offre existante sur le marché. Certes, même avec une idée et des convictions fortes, il n'est pas toujours facile de trouver sa place. Sans doute aurez-vous à pivoter, comme les startups qui ont réussi. Mais pas question d'imiter les concurrents en niant votre valeur ajoutée. Repensez vos offres régulièrement, tout en restant fidèle à vous-même et à votre ADN. La bonne question à se poser: pourquoi choisir ma boite et pas une autre?