Kering a annonce hier soir, jeudi 11 janvier 2018, son intention de céder la majorité de Puma — environ 70% — à ses actionnaires afin de se consacrer entièrement sur le luxe. 

Dans son communiqué, le groupe mondial — qui possède 16 marques dont Gucci, Yves Saint Laurent, Puma et Boucheron — a déclaré: 

"Ce projet permettrait à Kering de renforcer son statut de pure player du luxe, avec un niveau de profitabilité accru, positionnant le groupe parmi les meilleurs de son secteur."

L'annonce a fait chuter le cours de Puma à l'ouverture de la Bourse de Francfort ce vendredi matin. 

Le titre Puma ouvre ainsi en baisse de près de 13%, rapporte Reuters. Vers 9h35, le cours ressortait en baisse de 9,32% à 306,50 euros. 

Le cours de Puma à la bourse allemande, vendredi 12 janvier 2018. Investing.com

Dans son communiqué, le groupe a pourtant affirmé que cette scission serait bénéfique pour sa marque. Puma "bénéficierait d'une augmentation de son flottant et d'une visibilité accrue sur les marchés financiers" alors que la société connaît "une dynamique de croissance soutenue de son chiffre d'affaires et une progression de sa profitabilité".

Puma a en effet réalisé de très bonnes ventes au T3, faisant état d'une hausse de 17% de son chiffre d'affaires global, à 1,122 milliard d'euros.

Malgré son changement de stratégie opéré en 2013, sous l'impulsion d'un nouveau patron, l'ex-footballeur Björn Gulden, la marque Puma n'est pas arrivée à rattraper les leaders du marché des équipements sportifs Nike et Adidas.

Comme le racontent nos confrères de Capital, la marque féline s'est recentrée sur les sports les plus populaires tels que le football et la course à pied, misant également sur le marché en croissance des vêtements sportifs féminins en nommant son égérie, la chanteuse Rihanna, directrice de la création en 2014. Mais cela n'a pas suffi pour rattraper Nike et Adidas alors qu'Under Armour et Asics sont en embuscade.

A l'issue de cette opération de scission, Kering conserverait environ 16% des actions Puma en circulation — contre 86,3% actuellement — tandis qu'Artémis, la holding d'investissement de la famille Pinault, qui détient 40,9% du capital de Kering, deviendrait "un actionnaire stratégique de long terme" de Puma avec une participation d'environ 29%.

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