A l'exhibition du photographe Joel Meyerowitz à Arles, le 3 juillet 2017. REUTERS/Tony Gentile

La couverture de l'ensemble du territoire en haut et très haut débit doit être réalisée dès la fin 2020, et non en 2022 comme promis jusqu'à présent, a annoncé lundi Emmanuel Macron lors de son discours de clôture de la Conférence des territoires.

"Je souhaite encore accélérer ce calendrier pour arriver à une couverture en haut et très haut débit d'ici la fin de l'année 2020", a déclaré le chef de l'Etat.

"Si je vous dis 2022, je ne suis pas sûr d'être en situation parfaite d'en répondre. Si je vous dis fin 2020, je sais que j'aurai encore l'année 2021 pour pouvoir rattraper les retards," a-t-il expliqué.

Au 31 décembre 2016, 50,6% du territoire a accès au très haut débit, selon le site du plan France Très Haut Débit.

Le très haut débit est un accès à Internet qui permet d'envoyer et de recevoir un grand nombre de données (documents, photos, vidéos, etc.) dans un temps court. L’accès à Internet est considéré à "très haut débit" dès que le débit est supérieur à 30 mégabits par seconde

Pour y parvenir, le déploiement va principalement s’appuyer sur la fibre optique. Ce sont des investissements de 5 à 6 milliards d'euros.

Pour respecter sa promesse, Emmanuel Macron a annoncé "d'ici à la fin de l'année (...) des dispositions nouvelles d'incitations et de contraintes à l'égard des opérateurs de téléphonie".

Il faudrait construire entre 5000 et 15 000 antennes supplémentaires. 

Pour le faire, les quatre opérateurs exigent une contrepartie financière. Des discussions ont commencé la semaine dernière. La taxe prélevée sur les antennes mobiles pourrait être plafonnée, croit savoir Le Monde. Elle a rapporté 200 millions d'euros l'an dernier.

A contrario, l'Etat pourrait faire pression en avançant les enchères sur des fréquences de téléphonie mobile 900, 1800 et 2100 mégahertz afin de mettre la pression sur les opérateurs. Elles arrivent à échéance en 2021 pour Orange et SFR, en 2024 pour Bouygues Telecom. Fin 2015, les enchères sur les fréquences 800 mégahertz avaient rapporté 2,8 milliards d’euros à l’Etat.

Face à ces différents scénarios, le chef de l'Etat a déclaré qu'une part du plan d'investissement de 50 milliards d'euros sera allouée au déploiement du haut et très haut débit et, "où c'est nécessaire" se substituer aux opérateurs.

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