Le Qatar a commandé quatre de ses corvettes à Fincantieri. Fincantieri

L'Etat français n'est pas opposé à une participation majoritaire italienne dans STX France, à condition qu'elle ne soit pas détenue uniquement par Fincantieri, a déclaré vendredi une source proche du secrétaire d'Etat à l'Industrie, Christophe Sirugue.

Christophe Sirugue avait auparavant déclaré à Reuters que l'Etat était prêt à bloquer le projet de rachat de STX France par Fincantieri si ce dernier continuait d'exiger de reprendre à lui seul la majorité du capital.

Lors d'un entretien jeudi avec le directeur général de Fincantieri, Giuseppe Bono, "Christophe Sirugue a pris soin d’indiquer que le gouvernement n’est absolument pas opposé à une participation majoritaire italienne" mais qu'il souhaite que Fincantieri soit l'actionnaire référent mais pas majoritaire et qu'il "partage la majorité du capital des Chantiers de Saint-Nazaire avec un ou d’autres acteurs européens", a déclaré cette source à Reuters.

Le gouvernement français explique sa position par le fait que "Fincantieri et STX France sont en concurrence directe sur le marché international et qu'une répartition équilibrée du capital permet de sécuriser les cinq priorités stratégiques du gouvernement pour les Chantiers", a-t-elle ajouté.

La position française agace les autorités italiennes, qui soulignent que des groupes français montent actuellement dans le capital de plusieurs grands groupes italiens.

"La nationalité de Fincantieri n'est pas du tout en cause – nous aurions la même exigence vis-à-vis d’un acteur français", a encore déclaré la source française.

Fincantieri a soumis une offre de reprise à hauteur de 66% de STX France à la maison-mère de ces chantiers navals français, le sud-coréen STX Offshore & Shipbuilding.

L'Etat français possède quant à lui une minorité de blocage de 33% dans STX France et compte faire entrer DCNS dans le capital.

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