Les développeurs de la série "Silicon Valley" en pleine discussion. Photo promo HBO

La société de capital-risque Iris Capital vient de lever 250 millions d'euros dans le cadre d'un nouveau fonds. Orange et Publicis — ses investisseurs depuis cinq ans — ont remis au pot et été rejoints pour l'occasion par l'équipementier automobile Valeo.

Des établissements financiers comme Bpifrance et la banque Bred Banque Populaire ont également participé à ce premier tour de table d'"IrisNext".

C'est un signal supplémentaire de l'intérêt grandissant des groupes français pour les startups.

Mais si certains ont leurs propres véhicules financiers pour investir au moins 500.000 euros dans une jeune pousse, d'autres ont plus de difficulté à appréhender la démarche et évaluer le risque.

En passant par des sociétés de capital-risque spécialisées comme Iris Capital, ils s'enlèvent une partie du stress généré par ce type d'opérations, selon Pierre de Fouquet, managing partner d'Iris, avec Erik de la Rivière, Erkan Kilicaslan et Antoine Garrigues. Il explique dans le quotidien Les Echos:

"Nous en voyons beaucoup qui sont intéressés, mais angoissés sur la manière de faire. Il existe chez eux une réelle prise de conscience que personne n'est à l'abri."

De plus, le fonds "multicorporate" d'Iris a la particularité d'associer des entreprises, des organismes financiers, des investisseurs individuels et des institutions, chapeautés par une équipe dirigeante indépendante

Avec IrisNext, l'ambition est d'investir dans des startups pour des montants allant d'un million à 30 millions d'euros.

C'est parfois angoissant de traiter avec des startups. Extrait de la série "Silicon Valley". YouTube/HBO UK

Le fonds, qui a notamment investi dans les sociétés à fort potentiel comme Talend, Adjust, Netatmo et Scality, cible en particulier les jeunes pousses à l'oeuvre dans les domaines de l’Internet des objets, la cybersécurité, la 5G, l’intelligence artificielle, le Big Data ou le Cloud.

"Le fonds IrisNext sera majoritairement investi en Europe, avec une attention particulière en France et en Allemagne, mais aussi au-delà, notamment aux Etats-Unis et en Israël", détaille le fonds dans son communiqué.

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