Le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker lors du Tallinn Digital Summit, 29 septembre 2017. REUTERS/Ints Kalnins

"Ils doivent payer, ils doivent payer".

S'exprimant devant des étudiants au Luxembourg, vendredi, le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker a insisté pour que le Royaume-Uni règle sa dette envers l'Union européenne pour pouvoir sortir du bloc.

Cette "facture du divorce" liée au Brexit est l'objet de tensions entre Londres et Bruxelles, les uns estimant la dette à quelques dizaines de milliards d'euros alors que les autres réclament entre 60 et 100 milliards d'euros.

"Pour l'instant, nous ne pouvons pas trouver de véritable compromis sur les engagements fiscaux en suspens du Royaume-Uni. Et comme nous ne pouvons pas parvenir à cela, nous ne pourrons pas dire au Conseil européen en octobre que nous pouvons passer maintenant à la seconde phase des négociations", a indiqué Jean-Claude Juncker, qui se défend de tout "esprit de revanche". "Je ne déteste pas les Britanniques".

"Les Britanniques découvrent, comme nous, des problèmes chaque jour. C'est la raison pour laquelle cette procédure va prendre plus de temps que prévu", a-t-il dit.

Michel Barnier, négociateur en chef de l'Union européenne pour le Brexit, a déclaré jeudi que les discussions avec Londres étaient "dans une impasse" en raison de la question de la facture du divorce.

En raison de ce blocage, Michel Barnier ne pourra pas proposer aux chefs d'Etat et de gouvernement de l'UE, les 19 et 20 octobre prochains, de lancer la deuxième phase des discussions.

Les dirigeants de l'Union européenne pourraient toutefois tendre la main à la Première ministre britannique, Theresa May, afin de sortir de l'impasse les négociations sur le Brexit en ouvrant leurs propres travaux sur l'avenir des relations entre Londres et Bruxelles.

Les négociations du Brexit sont aussi la cause de problèmes de politique intérieure pour Theresa May

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