Pompes à pétrole à Kogalym, en Russie. REUTERS/Sergei Karpukhin

Pompes à pétrole à Kogalym, en Russie. REUTERS/Sergei Karpukhin

Le prix du pétrole a augmenté de 2 dollars par baril, soit une hausse de 5%, après une réduction surprise de la production de l'Arabie saoudite et d'autres gros producteurs de pétrole.

Le ministre saoudien de l'énergie Khalid al-Falih a annoncé tard, samedi, un accord entre les pays de l'OPEP et les pays non-membres du cartel sur une diminution de la production de pétrole afin de faire remonter les prix.

Au centre de cet accord, il y a le pacte conclu entre l'Arabie saoudite, premier producteur mondial de pétrole et pilier de l'OPEP, et la Russie, à la tête d'un consortium de pays producteurs non-membres de l'OPEP. Cet accord prévoit de diminuer la production de près de 500.000 barils par jour.

L'Arabie saoudite a aussi surpris les marchés avec des coupes plus importantes qu'attendues dans sa propre production, faisant monter le prix du pétrole au-delà de 52 dollars le baril à l'ouverture des marchés.

Voici le graphique: 

Investing

Investing

Le ministre saoudien Khalid al-Falih a salué cet accord comme "historique" dans un tweet: 

Si l'accord a contribué à faire remonter les prix au dessus du seuil de 50 dollars, les pays devront traduire ces paroles en actes pour qu'ils restent à ce niveau.

"Je suis heureux que nous ayons fait ces progrès et que nous ayons achevé cela", a déclaré le ministre russe Alexander Novak d'après Bloomberg. "Il reste du chemin à faire, et nous devons faire un gros travail commun pour mettre cet accord à exécution".

L'Arabie saoudite, qui dépend du pétrole pour ses recettes publiques, a réduit sa propre production davantage que prévu pour éviter que le marché ne soit exposé au risque que d'autres pays ne mettent pas en œuvre leurs engagements, d'après les analystes de Goldman Sachs.

Voici le commentaire de la banque:

"Ce qui est notable, de notre point de vue, c'est que l'accord a été suivi d'une déclaration du ministre de l'énergie saoudien, selon laquelle le royaume est prêt à diminuer sa production à moins de 10,06 millions de barils par jour — qui était l'objectif fixé le 30 novembre. Cette déclaration nous rassure dans l'idée que l'Arabie saoudite à de fortes raisons économique de vouloir réduire la production pour obtenir une normalisation des inventaires à ce stade du rééquilibrage du marché du pétrole, même si cela exige de plus importantes réductions de leur part."

Version originale: Ben Moshinsky/Business Insider UK

Lire aussi : GRAPHIQUE DU JOUR: Londres est le seul écosystème européen de startups à rivaliser avec les villes américaines