Et si les avocats bio de Biocoop n'était pas bio ? C'est le risque que met en exergue Le Canard enchaîné, dans son édition du mercredi 10 juillet. Le palmipède assure avoir mis la main sur un document confidentiel, émis par la direction générale de la coopérative, relatant l'"état dramatique de la filière Espagne sur la filière avocat" ainsi que la "complicité tacite des intermédiaires et des distributeurs en général". Ce document aurait fait l'objet d'une présentation par le conseil d'administration le 28 juin 2018, au siège du premier réseau de magasins bio de France.

Il met en doute la qualité bio des avocats, mais pas seulement. L'origine de ces fruits est également incertaine, puisqu'une partie d'entre eux "viendraient en fait d'Amérique du Sud", écrit le journal. Le Canard enchaîné ne donne pas plus de précisions sur le nombre d'avocats concernés. Pour remédier à cette situation, Biocoop aurait envisagé d'ouvrir sa "propre station de conditionnement en partenariat avec un local", avant de se raviser.

Biocoop a demandé l'exclusion de deux producteurs

Interrogé par Le Canard, la coopérative reconnaît avoir "identifié un problème avec un grossiste" sur la garantie bio des avocats et leur origine. Biocoop précise avoir demandé au grossiste l'exclusion de deux producteurs de ses approvisionnements sur lesquels l'enseigne avait "particulièrement des doutes". D'ici 2023, la coopérative n'entend plus travailler que "de manière marginale, en dépannage" avec le grossiste en question. 

En attendant, un tiers de ses avocats restent vendus sous l'étiquette "Espagne", soit 400 tonnes pour la dernière saison, selon l'hebdomadaire.

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