Facebook, Google et Intel disent qu'une future loi européenne est si stricte qu'elle pourrait tuer les innovations comme les voitures autonomes

Un manifestant demande de réparer Facebook juste avant l'audition de son PDG Mark Zuckerberg au Parlement européen à Bruxelles, le 22 mai 2018. REUTERS/Francois Lenoir

Facebook, Google et Intel disent qu'une nouvelle loi européenne sur la protection des données est si stricte qu'elle pourrait tuer les innovations comme les voitures autonomes, indique le New York Times, citant la position de The Developers Alliance, un groupe rassemblant les géants de la tech américains.

La législation qui alarme ces entreprises n'est pas le Règlement général sur la protection des données — RGPD — entré en application le 25 mai dernier.

Il s'agit du règlement "vie privée et communications électroniques", dit "ePrivacy", qui se concentre sur la protection des métadonnées et simplifie la gestion des données. Comme le précise le site spécialisé NextInpact, "le GDPR ne couvre pas les communications entre entreprises et celles ne contenant pas de données personnelles, qu'ePrivacy se charge officiellement de protéger".

Les opposants ont un argument massue pour expliquer leur opposition: ePrivacy tuerait les innovations comme le développement des voitures autonomes, révèle le New York Times.

"Les groupes de la tech et leurs partisans affirment que l'exigence de consentement d'ePrivacy et d'autres dispositions sont si onéreux qu'elles seraient nuisibles à des innovations comme les voitures intelligentes, qui transmettent automatiquement les informations de sécurité au fabricant", écrit le quotidien.

Il y a un point du texte qui fait particulièrement tiquer ces sociétés: le fait que "chaque fournisseur de services de communications électroniques obtienne le consentement des utilisateurs finaux pour traiter des métadonnées de communications électroniques, y compris les données de localisation du dispositif générées afin de donner accès et maintenir la connexion au service".

Autrement dit, la proposition, qui a pour objectif d'harmoniser les différentes législations nationales et de les rendre conformes au RGPD, impliquerait donc que les services en ligne — comme WhatsApp — obtiennent l'autorisation explicite des utilisateurs avant de placer des cookies de suivi sur les appareils des utilisateurs ou de collecter des données sur leurs communications.

Des négociations au Conseil européen ont ralenti la mise en oeuvre du dispositif, notamment en raison d'une opposition féroce des Américains, qui n'ont pas hésité à se lancer dans d'intenses campagnes d'influence sur internet pour critiquer le ePrivacy — le décrivant comme un "mauvis film".

Interrogé par le journal, Daniel Dalton, promoteur d'amendements sur le texte portés par les groupes de la tech, a déclaré que "l'Europe allait devenir un trou paumé dans le numérique".

En Europe, une cinquantaine d'entreprises européennes des médias, des télécoms et numériques ont également dénoncé ce projet de règlement, regrettant qu'il ne renforce "les positions des acteurs dominants de l'économie de la donnée", autrement dit les GAFA.

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  1. L

    Mais TANT MIEUX! Franchement les voitures autonomes c'est naze, ça sert juste à faire tourner l'économie, aucun avantage direct pour le consommateur 😀

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