Dégâts causés par l'ouragan Harvey dans la ville de Rockport dans le Texas (Etats-Unis), le 26 août 2017. REUTERS/Adrees Latif

Donald Trump est attendu cet après-midi, mardi 29 août 2017, dans le Texas, gravement sinistré par Harvey, l'un des plus puissants ouragans qui a frappé cet Etat depuis une cinquantaine d'années.

Alors que le président américain a décidé en juin dernier de se retirer de l'accord de Paris sur le climat, le chercheur américain Michael Mann affirme au Figaro que "le changement climatique a aggravé l'impact de l'ouragan Harvey".

Or, la violence d'Harvey a déjà causé la mort de neuf personnes et des pertes assurées estimées à 20 milliards de dollars (16,7 milliards d'euros). Un bilan lourd à porter pour un président qui veut esquiver la question du réchauffement climatique.

Mais c'est bien ce qui a exacerbé l'impact de Harvey selon Michael Mann. Dans le Figaro, il détaille: 

  • "la hausse de 0,5 °C de la température en surface du golfe de Mexique ces dernières décennies a augmenté l'évaporation de l'eau, ce qui a participé aux précipitations records sur la région de Houston"
  • et "la montée du niveau des océans provoquée par le réchauffement climatique est de plus d'un demi-pied". Ces 15 centimètres d'eau supplémentaire se sont alors ajoutés à l'onde de tempête soulevée par Harvey. 

L'analyse de Michael Mann est partagée par d'autres climatologues. Un climatologue de l'université de Princeton, Michael Oppenheimer, a déclaré à l'agence Associated Press que "ce type d'ouragans arrivera plus fréquemment à l'avenir" et qu'Harvey "devrait servir d'avertissement". 

Le porte-parole Clare Nullis de l'Organisation météorologique mondial (OMM) a indiqué que "le changement climatique signifie que lorsque nous avons un événement tel que Harvey, il est probable que les quantités de pluie soient plus élevées qu'elles ne le seraient autrement".

La décision de Donald Trump de se retirer de l'accord de Paris sur le climat avait été vivement critiquée au niveau international mais aussi au niveau national par les dirigeants de la tech par exemple. Les Etats-Unis sont le deuxième pays le plus pollueur de la planète, avec 15% des émissions mondiales (responsables en grande partie du réchauffement climatique), derrière la Chine (29%).

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