La Première ministre britannique Theresa May à Bruxelles le 9 mars 2017. REUTERS/Dylan Martinez

La Chambre des Lords a adopté lundi sans l'amender le texte de loi permettant à la Première ministre britannique, Theresa May, de déclencher la procédure prévue par l'article 50 du Traité de Lisbonne, préalable aux négociations sur le Brexit.

Dans la foulée, le ministre britannique au Brexit, David Davis, a annoncé que le lancement formel de la procédure de divorce interviendrait d'ici la fin du mois de mars, comme prévu.

"Aujourd'hui, le Parlement a soutenu la détermination du gouvernement à faire son travail pour quitter l'Union européenne (...) Nous sommes désormais à l'aube de la négociation la plus importante pour notre pays depuis une génération", a-t-il dit dans un communiqué.

"Nous allons donc déclencher l'article 50 d'ici la fin de ce mois, comme prévu, et nous obtiendrons un résultat conforme à l'intérêt de l'ensemble du Royaume-Un", a-t-il ajouté.

La Chambre des Communes avait rejeté quelques heures plus tôt deux amendements qu'avaient adjoint les Lords au projet de qui doit permettre à Theresa May d'activer l'article 50, préalable aux négociations sur le Brexit.

Le premier amendement prévoyait que la Première ministre ne pourrait enclencher les négociations sur un divorce avec l'UE que si elle s'engageait à protéger les droits des Européens vivant sur le sol britannique. Les députés des Communes ont voté par 335 contre 287 en faveur du rejet de cet amendement.

Peu après, les députés ont rejeté un second amendement, lui aussi greffé par les Pairs du royaume, visant à accorder au Parlement le droit à un "vote significatif" sur tout accord définitif négocié entre Londres et ses partenaires européens. Ce second amendement, qui aurait donné aux parlementaires plus de latitude pour rejeter les conditions finales du Brexit, a été battu en brèche par 331 voix contre 286.

Une fois invoqué l'article 50 s'ouvrira une période de deux ans maximum au cours de laquelle Londres et les Européens auront à négocier les modalités du Brexit.

En précisant dans son communiqué vouloir obtenir un résultat conforme aux intérêts de l'ensemble du Royaume-Uni, David Davis vise implicitement les velléités indépendantistes exprimées par certains Écossais.

Dans la matinée, la Première ministre écossaise, Nicola Sturgeon, a annoncé vouloir organiser un référendum d'autodétermination d'ici deux ans, un calendrier que son homologue britannique s'apprêterait à rejeter.

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