Le DG d'Uber, Dara Khosrowshahi, à Brasilia, au Brésil, le 31 octobre 2017. REUTERS/Adriano Machado

Uber a confirmé s'attendre à recevoir un investissement massif de la part du géant japonais de l'internet Softbank, a affirmé un porte-parole de la startup la mieux valorisée au monde auprès de TechCrunch.

Le groupe japonais envisage un investissement direct compris entre 1 et 1,25 milliard de dollars et pourrait racheter jusqu'à 17% des titres détenus par les actionnaires et employés d'Uber, ce qui pourrait représenter 9 milliards de dollars. 

Voici ce que la porte-parole a déclaré au site d'information technologique américain: 

"Nous avons conclu un accord avec le consortium mené par SoftBank et Dragoneer en vue d'un investissement potentiel. Nous pensons que cet accord représente un fort vote de confiance en faveur du potentiel d'Uber sur le long terme. Son aboutissement permettra de financer nos investissements dans la tech et notre développement continu ici et à l'étranger, tout en renforçant notre gouvernance d'entreprise."

A l'issue de cet investissement massif, SoftBank détiendrait au moins 14% du capital d'Uber, valorisée à 68 milliards de dollars.

Des doutes commençaient à émerger car l'opération a pris du retard et que la semaine dernière, le patron de Softbank, Masayoshi Son, avait laissé entendre qu'il pouvait y renoncer et à la place investir dans le concurrent direct d'Uber, Lyft

Mais ce dimanche, les actionnaires d'Uber sont parvenus à conclure un pacte de non-agression qui devrait permettre l'entrée du japonais Softbank à son capital et mettre fin à la bataille judiciaire entre le cofondateur du groupe et ex-DG Travis Kalanick et Benchmark Capital.

Cette dispute interne entre Travis Kalanick et Benchmark Capital avait mis en suspens l'investissement potentiel de SoftBank dans Uber. 

Boucler cette opération permettrait à la startup spécialisée dans le transport à la demande d'ouvrir un nouveau chapitre de son histoire après une année mouvementée remplie de controverses.

On peut citer notamment la démission forcée de son ex-DG Travis Kalanick, accusé d'avoir laissé prospérer une culture d'entreprise favorisant l'agressivité, le sexisme et les discriminations de toutes sortes, la perte de son droit d'opérer à Londres ou encore les méthodes d'Uber à l'égard de ses chauffeurs.

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