L'ex DG d'Uber, Travis Kalanick, le 26 juin 2016. REUTERS/Shu Zhang

Le "plus grand procès de la Silicon Valley" a pris des allures de roman d'espionnage, ce mardi 28 novembre 2017.

Un ex-employé d'Uber a accusé, dans une lettre, son ancienne entreprise de disposer d'une unité spéciale dédiée à de l'espionnage industriel et des vols de secrets de fabrications. 

Selon l'employé, c'est la division Marketplace Analytics qui aurait eu recours à ces pratiques, comme traquer des chauffeurs d'entreprises concurrentes, ou mettre la main sur leur code privé.

L'employé du nom de Richard Jacobs a aussi souligné que les employés d'Uber de cette division communiquaient par messages éphémères pour "être sûrs de ne pas laisser de traces écrites qui pourraient revenir tourmenter l'entreprise en cas de procès civils ou criminels."

Ces révélations ont été apportée au cours du procès qui oppose Waymo, la filiale de voitures autonomes de Google, et Uber, qu'elle accuse de vol de plus de 14.000 documents confidentiels à propos de sa technologie.

Le procureur général est tombé sur cette lettre de Richard Jacobs alors qu'il menait une enquête sur une autre affaire indépendante de Waymo. Cette lettre était en possession de l'avocate d'Uber, Angela Padilla. Uber est ainsi soupçonné d'avoir caché cette lettre et ces informations au cours du procès contre Waymo.

A l'époque, Travis Kalanick était encore DG de l'entreprise. Il a depuis été poussé vers la sortie et remplacé par Dara Khosrowshahi.

Le juge Alsup du tribunal de San Francisco a décidé, à la lecture de la lettre de l'employé, de reporter le début du procès, prévu initialement le 4 décembre 2017. "Je ne peux plus croire un mot des avocats d'Uber dans ce procès", a asséné le juge.

"Même si seulement la moitié de ce qu'il y a dans cette lettre est vraie, il serait injuste pour Waymo [de débuter le procès ce 4 décembre]."

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