L'usine Marmite d'Unilever en Grande-Bretagne. REUTERS/Darren Staples

Le géant de la grande consommation Unilever a rejeté une offre de fusion à 143 milliards de dollars (134 milliards d'euros) du groupe américain Kraft Heinz.

Le groupe anglo-néerlandais, qui possèdes de nombreuses marques emblématiques dans l'alimentation et la cosmétique comme Dove, Lipton, Amora et Knorr, estime l'offre de l'Américain sous-évaluée et dit ne voir aucun intérêt financier ou stratégique à poursuivre des discussions.

Le cours de l'action Unilever a bondi de plus de 11% à la Bourse de Londres, les analystes anticipant un éventuel relèvement de l'offre par Kraft Heinz, qui produit le ketchup éponyme, qui disait vouloir travailler "à la conclusion d'un accord sur les modalités d'une transaction".

L'action Unilever à la Bourse de Londres, le 17 février 2017 vers 16h50. Investing.com

D'autres acteurs du secteur, comme Danone, L'Oréal et Nestlé, ont également vu leur action grimper dans le sillage de cette annonce.

Cette fusion de géants serait la troisième la plus importante jamais réalisée dans le monde.

Même si Kraft Heinz est plus petit qu'Unilever par la capitalisation boursière (106 milliards de dollars, soit un peu moins de 100 milliards d'euros, pour l'américain), il peut s'appuyer sur le soutien financier de ses deux grands actionnaires, Berkshire Hathaway, la holding de l'investisseur multimilliardaire Warren Buffett, et le groupe de capital-investissement 3G Capital. A eux deux, Berkshire et 3G possèdent 50,9% de son capital.

Beaucoup d'investisseurs s'attendaient à ce que Kraft Heinz se lance dans une opération de croissance externe cette année, 3G ayant récemment levé un nouveau fonds.

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